Une conférence scientifique s’est tenue ce samedi 24 janvier 2026 à l’Institut Supérieur Pédagogique de Bunia (ISP-BUNIA) autour du thème : « Aquaponie : agriculture et pisciculture urbaines ». Cette activité a réuni des autorités académiques, des étudiants ainsi que des élèves, tous vivement intéressés par les notions développées au cours de l’exposé. Les participants ont suivi avec une attention soutenue une présentation jugée riche et instructive, mettant en lumière les principes, les avantages et les opportunités qu’offre l’aquaponie. Pour plusieurs, ces notions apparaissent comme une véritable nouveauté, susceptible d’apporter des réponses concrètes aux défis liés à l’insuffisance de poissons et de produits alimentaires de première nécessité sur les marchés locaux. Dans ce contexte, l’aquaponie, qui associe agriculture et pisciculture en milieu urbain, est présentée comme une alternative prometteuse pour relever ce défi. « L’aquaponie est une technique qui combine la pisciculture et la production de légumes hors sol : on a un réservoir en poisson et l’eau du réservoir va aller vers les plantes qui vont aussi la filtrer pour encore revenir vers le réservoir à poisson, sans remplacer l’eau [•••] », a expliqué Mati Mpasi, conférencier du jour. Responsable de l’ONG Energy One Africa, celui-ci a encouragé les habitants de Bunia et de ses environs à miser sur cette technique innovante, accessible et peu coûteuse, qui peut être pratiquée même sur de petites superficies, aussi bien pour la consommation familiale que pour des fins commerciales. « La dépense la plus basse dépend de comment vous le faites : par exemple vous achetez une citerne de 1000 litres, ça va vous coûter cent dollars, mais le même réservoir, si vous utilisez un cadre de bois, à l’intérieur vous mettez de la bâche, ça vous coûtera 20 ou 30 dollars », a-t-il ajouté. Le conférencier a également rappelé que les villes africaines font face à de nombreux défis en matière d’agriculture et de pisciculture urbaines, notamment le coût élevé de l’eau, le manque d’espace, la gestion des déchets d’élevage, la pression démographique et la pollution. Autant de contraintes qui rendent nécessaire l’optimisation de chaque mètre carré pour une production durable et efficiente. Par ailleurs, l’ONG Energy One Africa a annoncé l’installation, dans les tout prochains jours, d’un système d’aquaponie à l’orphelinat Saint Kizito de Mudzimaria, en vue de promouvoir cette pratique et d’en démontrer l’impact positif sur la sécurité alimentaire locale. Moïse Ulang’u Partager
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