La prise de la ville de Goma par l’AFC/M23 s’inscrit dans une séquence tragique amorcée par la mort du Général-Major Peter Cirimwami, survenue le 24 janvier 2025. Cet événement marquera un tournant décisif dans l’évolution du conflit à l’Est de la République Démocratique du Congo.
Du 26 au 30 janvier 2025, de violents affrontements opposent l’AFC/M23 aux Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC), appuyées par des forces étrangères et les Wazalendo présents dans la ville. Pendant plusieurs jours, Goma est plongée dans le noir, rythmée par des coups de feu ininterrompus et une atmosphère de panique généralisée au sein de la population civile.
À l’issue de ces combats, les bilans humains divergent selon les parties. Le gouvernement congolais évoque plus de 3000 morts, tandis que l’AFC/M23 avance le chiffre de 874 victimes.
Une année plus tard, la situation demeure largement inchangée sur le terrain. Deux grandes villes du Kivu, Goma et Bukavu, sont toujours passées sous contrôle de l’AFC/M23, malgré le retrait volontaire du mouvement de la ville d’Uvira. Cette réalité militaire contraste fortement avec les nombreuses initiatives diplomatiques engagées au cours de l’année écoulée.
Durant cette période, plusieurs processus de paix ont été lancés aux niveaux national, africain et international, notamment à travers des initiatives menées en Angola, à Doha, à Washington et ailleurs, dans le but de restaurer la paix à l’Est de la RDC. Toutefois, malgré ces efforts répétés, la stabilité tant espérée reste encore hors de portée pour les populations meurtries de la région.
Rédaction
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