Le secteur des Walendu Djatsi, situé en territoire de Djugu, a déjà enregistré plus de dix cas de décès liés à des carrières minières abandonnées, laissées ouvertes par des coopératives et certains exploitants d’or. Les victimes sont majoritairement issues des communautés locales, des populations vulnérables qui tentent de survivre dans un contexte socio-économique difficile.
Cette situation préoccupante a été dénoncée ce lundi 9 février 2026 par Gudza Kiza Justin, chef du secteur des Walendu Djatsi. L’autorité sectorielle s’alarme de la persistance de ces trous béants qui constituent un danger permanent pour la population. Il plaide pour le remblayage urgent de ces carrières abandonnées, estimant que ces espaces pourraient, à l’avenir, être réaffectés à d’autres usages utiles à la communauté.
Gudza Kiza Justin se dit également étonné de constater que, malgré le paiement des taxes liées au remblayage par certaines coopératives auprès des services compétents, ces carrières d’or demeurent toujours ouvertes. Face à cette contradiction, il interpelle les entreprises semi-industrielles, les coopératives minières ainsi que l’État, les appelant à assumer pleinement leurs responsabilités afin que ces chantiers soient remblayés dans les plus brefs délais, dans le but de préserver des vies humaines.
Par ailleurs, le chef du secteur déplore le retard accusé dans l’exécution des cahiers de charges par certaines coopératives au profit des populations locales. Il invite ces dernières à collaborer étroitement avec les services habilités et à harmoniser la mise en œuvre de leurs engagements sociaux avec le bureau provincial du Fonds National de Promotion Sociale (FNPS), afin de garantir la transparence et l’impact réel de leurs actions en faveur des communautés locales.
Germain Maki
![]()




















