La situation sécuritaire demeure préoccupante dans la région de Bule, en territoire de Djugu, depuis le dimanche 08 mars 2026.
Selon plusieurs sources concordantes dans la zone, au moins deux garçons bergers et une maman ont été tués, 15 vaches ainsi que plusieurs chèvres et moutons pillés, tandis que des habitations ont été incendiées. Des tirs et bombardements auraient également semé la panique parmi les populations civiles, notamment dans le site des déplacés de la Plaine Savo.
Si l’on revient sur la chronologie des faits rapportés par ces sources locales, les premiers incidents remontent au dimanche 08 mars 2026. Deux garçons qui gardaient des bêtes ont été abattus par des présumés militaires des FARDC au village Lenge. Après cet épisode, 15 vaches ainsi que plusieurs chèvres et moutons ont été pillés dans le village Lenge, situé à plus ou moins dix kilomètres à l’est de Bule Centre. Ces bêtes ont été conduites en direction de la colline Rhoo, dans le groupement Ng’lé. Le même jour, 11 personnes déplacées qui revenaient de leurs champs ont été arrêtées avec leurs vivres puis conduites également vers la colline Rhoo.
Le lundi 09 mars 2026, les mêmes sources indiquent qu’une maman a été tuée puis brûlée au village Dess. Toujours au cours de cette journée, une fille de 13 ans a été touchée par balle au niveau du site de la Plaine Savo. Des incendies de maisons ont également été signalés dans la zone de Lodinga. Par ailleurs, des bombes auraient été larguées sur le site des déplacés de la Plaine Savo et à Bule Centre, provoquant une panique généralisée parmi les déplacés.Ce mardi 10 mars 2026, la situation a été décrite comme relativement calme dans la région.
Toutefois, un incident a été signalé : une fille de 16 ans a été touchée par balle alors qu’elle était allée puiser de l’eau. Elle a été conduite dans une structure sanitaire pour des soins, la balle étant restée logée dans sa jambe.
Aussi, faut-il souligner que plusieurs voix s’élèvent dans la région pour dénoncer le non-accès des habitants de Bule et ses environs à leurs champs et le fait que cette population vit depuis un certain temps sans aide humanitaire avec plusieurs conséquences y relatives déjà enregistrées.
Face à ces accusations relayées par certaines sources locales, l’armée rejette toute responsabilité et parle des oeuvres de manipulateurs. Elle appelle la population de Bule à la collaboration.
« Toutes ces accusations, c’est l’œuvre des manipulateurs qui cherchent à maintenir les déplacés dans cette condition pour se soustraire de l’œuvre de la paix et de la stabilité. Nous demandons à la population de Bule, nous sommes là pour cette population, de bannir la peur et de continuer à collaborer, de ne pas se faire manipuler », a souligné le porte-parole des FARDC en Ituri, le lieutenant Jules Ngongo.
Il convient de rappeler que depuis décembre 2025, la situation sécuritaire reste tendue dans la région de Bule et ses environs, en raison des affrontements récurrents entre les militaires des FARDC et les miliciens de la CRP de Thomas Lubanga dans les environs de Bule.
Rédaction
![]()




















