Le député national Gratien Iracan, élu de la ville de Bunia, annonce avoir saisi la Première Ministre Judith Suminwa afin qu’elle instruise, à travers une note écrite et formelle, l’interdiction d’assimiler la population civile aux groupes armés dans la région de Bule, en territoire de Djugu. Dans un communiqué, l’élu précise que sa lettre a été reçue par la Primature ce jeudi 22 janvier 2026. Il y plaide également pour une assistance humanitaire d’urgence en faveur des habitants affectés par les récents affrontements. «La nécessité d’une instruction gouvernementale claire, écrite et formelle interdisant toute assimilation collectives des populations civiles aux groupes armés ou à une quelconque rébellion. L’urgence d’une intervention humanitaire, notamment alimentaire, en faveur des populations civiles regroupées sans nourriture à la suite des récents affrontements.», peut-on lire dans ce communiqué. Cet appel intervient dans un contexte marqué par des accusations d’amalgame entre civils et miliciens de la CRP dans la région de Bule et dans d’autres zones d’opérations. Selon certaines sources locales, des habitants seraient assimilés aux combattants, une situation qui alimente la peur et la confusion dans ces régions. Rédaction Partager
Le Caucus des députés provinciaux du territoire d’Aru demande le retour à Bunia de Meta Wani Michel, président de l’Union Nationale des Associations Culturelles pour le Développement de l’Ituri (UNADI), interpellé puis transféré à Kinshasa par les services de sécurité. Dans un communiqué de presse signé à Bunia ce mercredi 21 janvier 2026, ces élus disent avoir appris « avec surprise » l’interpellation de Meta Wani Michel en date du 15 janvier 2026, avant son transfert à Kinshasa le 18 janvier 2026. Le Caucus fustige cette procédure et sollicite l’implication des autorités à différents niveaux pour que le président de l’UNADI soit ramené à Bunia afin de comparaître, en audience publique, devant son juge naturel. «Le Caucus sollicite les Autorités politico-administratives et sécuritaires, nationales et provinciales, ainsi que le Caucus des parlementaires de l’Ituri, de s’investir pour le retour de Monsieur Meta Wani Michel à Bunia, où il pourrait comparaître devant son juge naturel, dans une audience publique.», peut-on lire dans ledit communiqué. D’après plusieurs sources, l’interpellation du président de l’UNADI par l’Agence Nationale des Renseignements (ANR) à Bunia serait liée à sa sortie médiatique intervenue à l’issue d’une mission de la Monusco effectuée à Bule. Rédaction Partager
Des coopératives minières et des entreprises semi-industrielles d’or, de cyanuration et autres, actives dans le secteur des Walendu Djatsi, sont attendues à Pimbo, chef-lieu de cette entité coutumière, le 29 janvier prochain à partir de 10h00 précises. Selon un communiqué officiel signé le 19 janvier 2026 à Pimbo par Gudza Kiza Justin, chef du secteur des Walendu Djatsi, dont rtccandipispbia.net détient une copie, ces exploitants, qui se feront accompagner de leurs encadreurs, doivent se munir des documents suivants : l’autorisation des activités minières ou des sociétés minières ; l’original du cahier des charges discuté avec la communauté et le service local ; la compréhension et l’exécution de la contribution de l’exploitation en matière de responsabilité sociétale pour le développement local (0,3%) avec les services compétents de l’État ; ainsi qu’une copie de l’étude d’impact environnemental, notamment sur la destruction, la pollution, l’utilisation du mercure, des explosifs et du cyanure. Pour cette rencontre d’urgence, le même document cite les coopératives et entreprises suivantes : la Coopérative Umoja, SOCOMINICO, la Coopérative CANAN MINING, SOMIR, COCANA, COMIDI, les responsables de la cyanuration (tous) et COOMI/SARA. « Aucune absence ne sera tolérée », précise ce communiqué officiel du secteur des Walendu Djatsi. Germain Maki Partager
Les assaillants de la CODECO ont signé une incursion, ce mercredi 21 janvier 2026, dans le village Djupakpese, groupement Nioka, chefferie des Panduru, en territoire de Mahagi. L’information est confirmée par Monsieur Wabekudu Innocent, coordonnateur de la société civile du territoire de Mahagi. « L’attaque menée par les miliciens de CODECO dans cette entité a provoqué une panique générale au sein de la population alors que parmi elle, il y en a qui venait de regagner leurs milieux habituels après leur déplacement suite aux multiples attaques qu’elle a subies, il n’y a pas très longtemps.», a-t-il précisé. Selon la même source, le bilan provisoire de cette incursion fait état de dix motos pillées et de dix personnes enlevées, dont l’épouse du chef de groupement Nioka, ainsi que d’autres biens de valeur. Le président de cette structure citoyenne dit craindre une reprise des hostilités de la part de ces miliciens contre une population qui vivait déjà dans un calme apparent, redoutant un nouveau déplacement vers d’autres milieux jugés plus sécurisés. C’est dans ce contexte que la société civile appelle les autorités à renforcer les mesures de sécurité. Par ailleurs, la population de cette contrée, ainsi que celle d’autres coins du territoire, est priée de signaler tout cas suspect afin d’aider les services de sécurité dans leur mission de protection des personnes et de leurs biens. Signalons que le territoire de Mahagi, situé à plus de 100 km au nord de la ville de Bunia, dans la province de l’Ituri, est jusque-là relativement épargné par les attaques récurrentes des miliciens de la CODECO, contrairement au territoire de Djugu. Alphonse Likana Partager
La pose de la première pierre des travaux de construction de la salle polyvalente de la paroisse catholique Notre-Dame des Grâces de Mudzi-Maria a eu lieu ce mercredi 21 janvier 2026. La cérémonie a été présidée par Monseigneur Uringi Dieudonné, évêque du diocèse de Bunia, qui a dit une courte prière de bénédiction, en présence de nombreux chrétiens et de curieux venus pour l’événement. Se confiant au sortir de cette cérémonie à rtccandipispbia.net, le curé de la paroisse, l’abbé Chrysante Ndjango, a indiqué que le besoin d’une autre infrastructure est réel, surtout que la salle paroissiale actuelle ne répondait plus à la demande des chrétiens. «Ceux-là qui sollicite notre salle paroissiale par exemple pour la fête mariage ou pour d’autres fêtes sont de plus à plus nombreux, ils ne suffisent plus dans la salle. C’est pourquoi il fallait qu’on ait une grande salle de manière qu’elle puisse contenir et puisse répondre aux besoins de ceux qui la demande », a-t-il ajouté. Selon lui, cette salle polyvalente aura une capacité de 8 à 9 cents places assises. Il estime que ce projet aura une durée d’une année, étant donné que les contributeurs sont des chrétiens. Dans ce cadre, il compte sur la générosité de ces derniers afin que le projet aboutisse le plus vite possible. L’ingénieur Faustin Adubango, réalisateur du projet et vice-président du bureau du conseil de la paroisse Notre-Dame des Grâces de Mudzi-Maria, précise que cette salle polyvalente aura une dimension de 25 sur 40 mètres, hormis les annexes constituées d’un dépôt, d’une cuisine, des toilettes, etc. Il ajoute qu’elle est en train d’être construite en diagonale avec les bâtiments de la coordination des écoles conventionnées catholiques. À la façade donnant sur la route, un bâtiment à plusieurs portes servant de boutiques sera érigé, constituant une source de revenus pour la paroisse. Il est également prévu la construction d’une salle des morts, où les chrétiens pourront pleurer leur mort, ainsi qu’un parking spacieux où pourront être garés les engins. Ir Faustin Adubango pense que, d’ici un mois, la partie fondation sera déjà terminée, car avec la bénédiction de Monseigneur, les travaux ont effectivement démarré. Il compte, lui aussi, sur l’accompagnement des chrétiens pendant la période d’exécution du projet. Il sied de noter que Monseigneur Uringi Dieudonné a, au cours de la cérémonie, indiqué qu’à travers la pose de la première pierre des travaux de construction de cette salle polyvalente, c’est Jésus- Christ lui-même qui construit, raison pour laquelle les chrétiens doivent lui faire confiance afin que ces travaux aboutissent en douceur. Germain Maki Partager
Le territoire de Mambasa, dans la province de l’Ituri, fait face à une insécurité persistante marquée par la présence de nombreux groupes armés. Selon la Convention pour le Respect des Droits Humains (CRDH) de Mambasa, plus de douze groupes armés sont actuellement actifs dans cette entité. D’après les informations fournies par la CRDH, ces groupes armés proviendraient en grande partie du Nord-Kivu et se seraient installés progressivement dans le territoire de Mambasa, où ils se livrent à de graves violations des droits humains. Leur présence est particulièrement signalée dans deux chefferies, à savoir celles des Baabila Babombi et des Bakwanza. Dans le détail, douze groupes armés opèrent dans le groupement Bakaeku, quatre autres dans le groupement Bangole, tandis que deux groupes sont actifs dans le groupement Bakwanza. Ces groupes s’affrontent régulièrement, aggravant davantage l’insécurité dans la zone. Les mêmes sources indiquent que ces hommes armés exploitent illégalement les ressources naturelles, notamment l’or et le bois. Ils sont également accusés de tortures, de tracasseries et de détentions arbitraires de civils dans des cachots clandestins qu’ils auraient érigés dans plusieurs localités. Face à cette situation préoccupante, la CRDH de Mambasa appelle les autorités congolaises à intensifier les opérations de traque contre ces groupes armés afin de restaurer la paix et la sécurité dans cette partie de la province. « C’est ainsi que vraiment nous lançons un appel au gouvernement de pouvoir traquer tous ces groupes armés qui ne cessent de de troubler la population et commettent des violations graves des droits humains à Mambasa. », précise Ram’s Malikidogo. Il convient de rappeler que l’Ituri demeure l’une des provinces de la République démocratique du Congo les plus affectées par la prolifération des groupes armés, une situation qui continue de peser lourdement sur la population civile. Rédaction Partager
Un cas de viol impliquant une maman âgée de vingtaine d’années a été signalé ce mercredi 21 janvier 2026 à Bule centre, dans la chefferie des Bahema Badjere, en territoire de Djugu. Contactée par la Radio Candip, selon la société Civile de la région, le militaire, présumé auteur de ce cas de viol a été arrêté et mis au cachot par les autorités militaires basées à Bule. Malo Dra Désiré, félilicite les autorités militaires pour cette souplesse et leur demande de continuer dans ce sens afin de décourager ce genre de dérapage de la part de certains éléments de la force loyaliste. Cet incident intervient dans un contexte sécuritaire tendu à Bule, où l’armée est souvent accusée de quelques cas de dérapages depuis la reprise de Bule. Rédaction Partager
L’Association culturelle Ente, qui regroupe les peuples Hema à travers le monde, a fermement condamné la recrudescence de l’insécurité dans le territoire de Djugu. Cette position a été exprimée lors d’un point de presse tenu ce mercredi 21 juillet 2026 à Bunia. À cette occasion, le président de cette association, Maître Ngadjole Atenyi, a appelé le responsable de la Convention pour la Révolution Populaire (CRP), Thomas Lubanga, à ne pas appuyer sa rébellion sur le peuple Hema, estimant que cette communauté est l’une des principales victimes de l’insécurité actuelle. Il a également invité les Hema à promouvoir la paix, la cohésion sociale et le vivre-ensemble avec les autres communautés. « Nous exhortons le responsable numéro un de cette rébellion, qui est bien sûr fils de notre communauté, de ne pas appuyer leur révolution sur le peuple Hema, car le peuple Hema en souffre sérieusement et nous devons cultiver la paix, la cohésion sociale, le développement envers nous-mêmes et avec tout le monde. La guerre ne construit jamais, mais détruit considérablement », a déclaré le président de l’association Ente. Dans sa communication, Maître Ngadjole Atenyi a également salué les efforts du gouverneur militaire de l’Ituri, qu’il crédite d’une paix presque rétablie sur l’ensemble de la province. Il a estimé que cette amélioration de la situation sécuritaire se remarque notamment à travers la reprise des fréquentations entre communautés, malgré quelques incidents encore signalés. Rédaction Partager
Les travaux de construction du pont reliant le village Nzere 1, en chefferie des Baboa-Bokoe, au Quartier Mudzi-pela, en ville de Bunia, ont été officiellement lancés ce lundi 19 janvier 2026 par le chef dudit village. À cette occasion, Nzimbirabo Rigo Patrice a indiqué que cette initiative locale est devenue effective grâce au soutien de la population. Selon lui, ce pont, dont le coût global de construction est estimé entre 25 et 30 mille dollars américains, pourrait être opérationnel d’ici la fin du mois de mars, à condition que la contribution des partenaires, essentiellement les populations, se poursuive normalement. Jusque-là, seuls 30 % du montant nécessaire ont été mobilisés, a-t-il souligné. En dehors de la contribution de 3 000 francs congolais par ménage, quelques églises ainsi que certaines écoles du milieu ont montré le bon exemple en apportant leur participation. Toutefois, beaucoup reste à faire pour atteindre l’objectif fixé. Pour ce faire, le président du comité de développement de ces travaux, ainsi que toutes les couches de la population, sont mobilisés afin de porter elles aussi leur pierre à l’édifice. Toute personne disposant d’une parcelle dans l’entité concernée est également appelée à contribuer. Prenant la parole lors de la pose de la première pierre, l’ingénieur Ezéchiel Tony a précisé que cette infrastructure aura une capacité de 50 tonnes. Il a insisté sur le fait que, une fois remise à la communauté, le respect du tonnage devra être scrupuleusement observé. Tout en invitant la population à faire confiance à son expertise, il a appelé à l’accompagnement de chacun. Il convient de noter que, bien que ce pont relie les deux entités citées ci-dessus, aucun intérêt n’a été manifesté pour sa construction par le quartier voisin, Mudzi-pela, situé dans la commune de Shari, en ville de Bunia. Germain Maki Partager
Dans un communiqué publié ce lundi 19 janvier 2026, l’Union Nationale des Associations pour le Développement (UNADI) réaffirme son engagement à soutenir les initiatives visant à restaurer une paix totale et durable dans la province de l’Ituri. Ce document, signé par les deux vice-présidents de l’organisation, appelle la population au calme et se veut rassurant au sujet de la situation de son président, Meta Wani Michel. Celui-ci a été interpellé à Bunia le jeudi 15 janvier 2026 par les services de renseignements avant d’être transféré à Kinshasa le dimanche 18 janvier pour des motifs encore non élucidés. L’UNADI précise qu’il « se trouve entre les bonnes mains » et dit faire confiance aux institutions en charge du traitement du dossier. Dans le même communiqué, l’organisation invite ses membres à poursuivre leur collaboration avec les Forces Armées de la République Démocratique du Congo et les institutions de l’État, notamment en dénonçant tout mouvement suspect ou tentative de trouble dans la communauté. L’UNADI insiste également sur la nécessité de maintenir et renforcer cette coopération dans l’intérêt de la stabilité provinciale. Rédaction Partager