Le bilan des graves violations des droits humains enregistrées dans les chefferies des Bahema Badjere et Bahema Nord a été présenté à Djugu ce mercredi 31 mars 2026, dans le cadre de la clôture du mois de la femme par l’Association Jeune Patriote pour la Paix (JPP).
Selon cette structure citoyenne basée à Djugu, au moins 52 civils ont été tués au cours du mois de mars. Le rapport fait également état de 16 femmes et d’une jeune fille de 14 ans violées, ainsi que de 17 personnes grièvement blessées. D’autres corps gisent encore au sol dans des villages jusque-là inaccessibles, notamment à Bule et ses environs.
En ce qui concerne les biens, 176 chèvres et moutons ainsi que 19 vaches ont été pillés. Plusieurs villages de la chefferie des Bahema Badjere ont été réduits en cendres, des maisons ayant été systématiquement incendiées dans certaines localités.
Durant la même période, la population civile, les déplacés ainsi que les personnes fuyant ces violences ont été empêchés d’accéder à leurs champs.
L’association pointe du doigt des individus identifiés comme des militaires loyalistes ainsi que des assaillants du groupe armé CODECO à la base de ces exactions.
« […] sans compter les personnes abattues et non enterrées dont les corps sont en train de gésir dans les villages inaccessibles, ce qui constitue un danger pour la population », a-t-il regretté.
Son porte-parole, Monsieur Charles Panza, appelle, ce mardi 31 mars 2026, les militaires engagés dans les opérations contre les rebelles de la CRP dans la région à bien établir la différence entre la population civile et les miliciens. Il exhorte également la justice nationale et internationale à faire son travail face à ces violations des droits humains.
Jusqu’à présent, l’armée ne s’est pas encore prononcée sur ce bilan macabre de la situation sécuritaire dans les chefferies des Bahema Badjere et Bahema Nord au cours du mois de mars.
Rédaction
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