Plusieurs déplacés qui fuyaient les affrontements entre la CRP et les FARDC à Sumbuso, dans la chefferie des Bahema Nord, en direction de certains villages comme Mbujona et Buju, ont été exécutés par des miliciens de la CODECO au niveau de la rivière Mbi, située entre les groupements Ng’le et Fataki, ce vendredi 10 avril 2026. Selon un rescapé ayant rapporté les faits dans la région, ces personnes ont été tuées à la machette et leur nombre exact reste inconnu, la zone du drame étant jusqu’à présent inaccessible. D’après les mêmes sources, plusieurs habitants ont été contraints de fuir les affrontements entre les FARDC et la CRP dans certains villages des secteurs des Walendu Dzatsi et Pitsi, notamment à Alla, Libi et dans les localités environnantes. Ces violences se poursuivent dans plusieurs parties des chefferies des Bahema Nord et Bahema Badjere, où les affrontements armés se multiplient. Une fois de plus, la population civile paie un lourd tribut face à l’insécurité persistante dans cette zone du territoire de Djugu. Aussi, il sied de noter que les autorités locales de la région, n’ont pas encore donné leur version de fait quant à cette information. Rédaction Partager
Dans un message du 08 avril 2026, l’armée avait accusé un élu du Territoire de Mambasa et la Société Civile de vouloir semer le chaos dans ce territoire en manipulant les jeunes contre la présence de la Monusco dans cette contrée de l’Ituri. «Un élu du peuple avec son frère de la Société civile ont organisé les jeunes, ont manipulé les jeunes pour empêcher la Monusco d’exécuter Son mandat. Vous voulez faire de Mambasa un non État. Ça ne passera pas. Tout ça parce que vous voulez créer le chaos. », avait laissé entendre le Lieutenant Jules Ngongo. En réaction, la Société Civile Forces Vives du territoire de Mambasa est montée au créneau pour dénoncer avec fermeté les propos tenus récemment par le Lieutenant Jules Ngongo, qu’elle accuse de porter gravement atteinte à son image et à sa crédibilité. Dans une déclaration rendue publique le 09 avril 2026, cette structure citoyenne exprime « sa profonde indignation et son incompréhension » face à des accusations jugées infondées et dangereuses pour la cohésion sociale. Selon ce document, les allégations attribuant à la société civile une complicité avec des ennemis de la paix ou un rôle dans l’exploitation illicite des ressources naturelles relèvent d’une dérive inacceptable .La structure rejette également toute tentative de récupération politique, notamment les insinuations liant un député national à une supposée manipulation de la société civile. Elle insiste sur son caractère apolitique et indépendant, dénonçant une volonté de désinformer l’opinion publique. «Nous invitons le Lieutenant JULES NGONGO à faire preuve de responsabilité, à s’informer auprès de sources fiables et à privilégier les enquêtes de terrain plutôt que de diffuser de fausses informations ou des rumeurs.», note cette structure citoyenne. Revenant sur les faits récents liés à la présence d’une délégation de la MONUSCO, la Société Civile précise qu’elle s’était rendue au bureau du territoire dans un esprit d’échange constructif. Elle affirme avoir exprimé des réserves quant à l’arrivée non concertée de cette mission, tirant les leçons d’un incident similaire survenu en mai 2022. Elle souligne par ailleurs que les réactions observées à Butiaba 1 « relèvent d’une spontanéité des jeunes » et ne sauraient lui être imputées. Tout en condamnant des propos jugés à connotation tribaliste, elle les qualifie de contraires à la vision du Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, axée sur l’unité nationale et la cohésion entre les communautés. «Nous condamnons fermement toute dérive à connotation tribaliste dans les prises de parole publiques du Lieutenant JULES NGONGO.», s’indigne la Société Civile. Notons que la population de Mambasa s’était opposée, en début de cette semaine, à l’installation de la MONUSCO à Mambasa. Ce qui avait créé une réaction de la part de l’armée. Rédaction Partager