Une attaque des miliciens de la CRP a été signalée à Pimbo, dans le secteur des Walendu Djatsi, vers 3 heures du matin ce mardi 28 avril 2026. Selon les autorités locales, du côté de la population, jusqu’à présent, dix civils auraient perdu la vie lors de cette attaque. Des maisons ont été incendiées et un déplacement massif de la population vers des zones jugées plus ou moins sécurisées a été observé, constituant un bilan provisoire. Les autorités locales précisent également que cette attaque aurait visé le régiment des FARDC basé à Pimbo. Les mêmes sources ajoutent que la circulation sur la RN27 ainsi que les activités scolaires et socioéconomiques sont actuellement paralysées. Notons que, depuis un certain temps, la CRP est devenue particulièrement active dans le territoire de Djugu. Jusqu’à présent, la communication des sources officielles de l’armée se fait toujours attendre. Rédaction Partager
La situation humanitaire des déplacés de guerre dans la province de l’Ituri, particulièrement en ville de Bunia, demeure extrêmement préoccupante. Plus de 1 300 000 personnes déplacées vivent aujourd’hui dans des conditions difficiles à travers la province, dont près de 30 000 réparties dans les sites de Kigonze et de l’ISP Bunia, confrontées à une souffrance aiguë aggravée par la réduction significative des financements humanitaires. Cette alerte a été lancée par l’Abbé Justin Zanamuzi, directeur de la Caritas du diocèse de Bunia, à l’occasion de la visite effectuée par son Éminence le Cardinal Fridolin Ambongo au site des déplacés de Kigonze, ce lundi 27 avril 2026. Face à cette réalité, le Cardinal Fridolin Ambongo n’a pas caché son indignation devant les conditions de vie des déplacés, qu’il qualifie de profondément inacceptables. « Quand je vous vois, c’est un sentiment de révolte. Il est difficile de comprendre et d’accepter que des peuples, des hommes, des femmes et des enfants, dans leur propre pays, se retrouvent dans une situation déshumanisée comme je vois aujourd’hui. Et le plus révoltant, c’est que cette situation dure longtemps. Il y a des enfants qui sont nés dans ces conditions, dans des camps des déplacés, qui ne connaissent plus leurs villages. Devant une situation comme celle-ci, nous sommes appelés tous à notre responsabilité. », a déploré le cardinal. Il a ajouté : Tout en exprimant sa compassion, le prélat catholique a rassuré les déplacés du soutiend constant de l’Église catholique, promettant de rester à leurs côtés jusqu’à ce qu’une solution durable soit trouvée pour leur permettre de regagner leurs milieux d’origine. La province de l’Ituri compte actuellement environ 70 sites de déplacés. Les premiers camps ont été installés dès 2017, à la suite des violences perpétrées par les miliciens de la CODECO, plongeant des centaines de milliers de personnes dans une crise humanitaire qui perdure encore aujourd’hui. Alphonse Partager