Dans un rapport publié le 07 mai 2026 à Bunia sur les attaques armées et les massacres de civils dans la chefferie des Mambisa, en territoire de Djugu, la Communauté Mambisa dénonce le massacre de plus de 70 civils attribué à la milice CODECO le 28 avril dernier.
Selon ce document, les violences ont éclaté après une attaque menée vers 3 heures du matin par des éléments de la CRP contre une position des FARDC basée à Ndjé, dans le groupement Mayalibo, chefferie des Mambisa.
Quelques heures plus tard, vers 10 heures, des combattants de la CODECO auraient lancé des attaques contre des civils dans plusieurs villages et localités de la chefferie des Mambisa, notamment à Tsuba, Lilo 1, Liju et Zanyo. Le bilan provisoire fait état de plus de 70 morts, ainsi que de maisons incendiées, de pillages et d’importants dégâts matériels.
La Communauté Mambisa dénonce également ce qu’elle qualifie de « manipulation » autour du lieu exact des événements. Dans son rapport, elle affirme que l’attaque contre les FARDC s’est déroulée à Ndjé, dans le groupement Mayalibo en chefferie des Mambisa, et non à Pimbo, situé dans le secteur des Walendu Djatsi.
« Contrairement à certains messages officiels et non officiels qui tentent de déformer les faits, la réalité est claire. Selon les sources locales, aux environs de 3h du matin, des éléments de la CRP ont attaqué des militaires des FARDC, forces loyalistes basées sur la colline Ndjé, dans la localité Tsuba, groupement Mayalibo, chefferie des Mambisa », précise le rapport.
La communauté regrette par ailleurs ce qu’elle considère comme une récupération politique visant à délocaliser le lieu du drame.
« Au lieu d’indiquer clairement que ces massacres ont eu lieu dans les localités susmentionnées, certains se livrent à des récupérations politiques en évoquant Pimbo et B’assa, et les morts Mambisa ne sont pas comptabilisés comme d’habitude », déplore le document.
Dans ses conclusions, la Communauté Mambisa condamne à la fois l’attaque de la CRP, qu’elle accuse d’avoir exposé les civils à l’irruption meurtrière de la CODECO, ainsi que les actes de cette milice, notamment les massacres, les pillages, les incendies de maisons et d’autres violences contre les populations civiles.
Elle appelle enfin la justice à poursuivre et sanctionner les auteurs de ces crimes.
Rédaction
![]()


















