Un taximan d’environ 21 ans a été tué par de présumés militaires FARDC ce lundi 25 mai 2026 dans la région de Mabanga, en chefferie des Mambisa, territoire de Djugu.
Selon des sources locales, la victime était originaire de la chefferie des Bahema-Nord. Le drame serait survenu après que des militaires ont exigé qu’il les transporte, comme le font habituellement les conducteurs de motos-taxis dans la région. Arrivés au niveau du centre de santé de Passion, les hommes armés lui auraient tiré à bout portant avant de partir avec sa moto.
Des acteurs sociaux de Mabanga réclament l’ouverture d’une enquête afin que les auteurs soient identifiés et sanctionnés, tout en exigeant la restitution de la moto de la victime à sa famille.
« Ils ont exigé que le taximan puisse les transporter comme tous les taximen le font. Et en arrivant vers le groupement Kpandinga, vers le centre de santé de Passion, on lui a tiré à bout portant. Et ils sont partis avec sa moto. Nous voulons que les autorités fassent une enquête et que sa moto soit restituée, car les militaires doivent protéger la population et ses biens », a indiqué un acteur social à Mabanga.
Le même jour, d’autres hommes identifiés comme des militaires FARDC ont également été accusés d’avoir détruit, en plein défrichage, des produits champêtres appartenant à des déplacés de guerre non loin du site des déplacés de la plaine Savo.
Selon le vice-président de ce site, les faits se sont produits vers 6h30. Il dénonce des actes qu’il qualifie de graves et appelle les autorités à renforcer la protection des déplacés ainsi que de leurs biens.
« Tous ces produits champêtres ont été défrichés par des présumés éléments de FARDC en pleine journée. Où sommes-nous maintenant ? Car la force loyaliste est une force qui devait nous protéger. Nous voulons juste alerter l’opinion nationale et internationale, car le site est en danger », a regretté Monsieur Kpaki Mbukana Emeri, vice-président du site des déplacés de la plaine Savo.
Contactée à ce sujet par la Radio Candip, l’armée en Ituri, promet de réagir après vérification des faits à ces accusations portées contre des éléments présumés des FARDC dans le territoire de Djugu.
Rédaction
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