Une adolescente de 14 ans a été retrouvée morte le jeudi 27 août 2026, aux alentours de minuit, dans le village de Ngabu (secteur des Walendu Tatsi, territoire de Djugu). Selon les premières enquêtes, la victime a subi un viol sauvage avant d’être cruellement mutilée. Son corps présentait d’importantes traces de violences physiques. Le drame s’est produit en marge d’une activité organisée au sein de la Communauté ecclésiale vivante (CEV) locale. Le suspect principal, un homme d’une trentaine d’années, est pointé du doigt par la communauté. La victime a été inhumée ce vendredi 28 août 2026. Les obsèques se sont déroulées dans une atmosphère de vive tension, apprend-on. Paul Mandro Gokpa, coordonnateur de la société civile Forces vives du secteur des Walendu Tatsi, a fermement condamné cet acte de barbarie. Le leader associatif appelle les autorités judiciaires et policières à tout mettre en œuvre pour appréhender l’auteur de ce crime odieux afin qu’il réponde de ses actes. Germain Maki Partager
Un atelier de deux jours consacré à l’adoption des comportements responsables de prévention contre la maladie à virus Ebola s’est clôturé ce vendredi 28 août 2026 à l’Hôtel de La Province, à Bunia. Organisée par le Collectif des Radios Communautaires et de Proximité de l’Ituri (CORACOPI), avec l’appui financier de la Direction du Développement et de la Coopération Suisse (DDC), cette formation a réuni une vingtaine de professionnels des médias en ligne de la ville de Bunia. Au cours de cette deuxième journée, les participants ont été formés autour de deux thématiques principales, à savoir la couverture médiatique d’une activité de riposte ainsi que la gestion des rumeurs et de l’infodémie. Cette session a permis aux journalistes de renforcer leurs connaissances et leurs compétences en matière de communication responsable dans le cadre de la lutte contre Ebola, notamment dans le traitement et la diffusion des informations liées à la riposte. À l’issue de l’atelier, le Coordonnateur du CORACOPI, Monsieur Lorima Dz’bo Freddy, a appelé les participants à mettre en pratique les acquis de cette formation au profit de la communauté. De leur côté, les participants se sont engagés à accompagner les efforts de la riposte dans la lutte contre la maladie à virus Ebola. Cette formation a été organisée dans le cadre du projet de renforcement des capacités des prestataires des médias et des organisations de la société civile, ainsi que de promotion de l’adoption des comportements responsables de prévention contre la maladie à virus Ebola dans les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri. Ibona Mesaki Bienvenu Partager
S’adressant à la Nation ce jeudi 27 août 2026, le Président de la République Démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a annoncé la convocation d’un dialogue national qu’il présente comme différent des précédents, notamment par son approche basée sur une consultation partant de la base. Le Chef de l’État a d’abord précisé les objectifs de ce dialogue, qui sont avant tout la paix, la cohésion et la refondation de l’État. « J’ai décidé de convoquer le dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État », a déclaré Félix Tshisekedi. Selon lui, l’une des principales particularités de ce dialogue réside dans la démarche qui sera adoptée : les consultations débuteront à la base avant de remonter vers les conclusions nationales. « Il [le dialogue national] ne commencera pas à Kinshasa, mais au cœur de nos 26 provinces, de nos territoires et de nos communautés. Avant les assises nationales, une vaste consultation politique et technique sera organisée dans chaque province », a précisé le Président de la République. Félix Tshisekedi appelle ainsi les Congolais à considérer ce dialogue comme une opportunité de construire une paix durable et de renforcer la cohésion nationale, plutôt que comme un cadre de repositionnement politique ou de règlement de comptes. Aussi, dans la durée, ce processus devra prendre tout au plus 3 mois, selon le Chef de l’État. Ibona Mesaki Bienvenu Partager
Un atelier de deux jours consacré au renforcement des capacités des journalistes des médias en ligne de Bunia s’est ouvert ce jeudi 27 août 2026 à l’Hôtel de la Province. Une vingtaine de professionnels des médias prennent part à cette activité axée sur l’adoption de comportements responsables dans la prévention et la lutte contre la maladie à virus Ebola. Organisé par le Collectif des radios communautaires et de proximité de l’Ituri (CORACOPI), avec l’appui de la Direction du Développement et de la Coopération suisse, cet atelier vise notamment à renforcer les connaissances et les pratiques des médias en ligne dans l’information face à l’épidémie d’Ebola. Au cours de ces deux journées donc, les participants sont appelés à mettre en exergue les comportements responsables à adopter dans leur travail journalistique durant cette période marquée par la maladie à virus Ebola, notamment dans la collecte, le traitement et la diffusion des informations relatives à l’épidémie. Ouverte ce jeudi 27 août, cette formation se clôturera ce vendredi 28 août 2026. Ibona Mesaki Bienvenu Partager
La rentrée scolaire et la sécurité sanitaire sont au cœur des priorités dans le territoire de Djugu. S’exprimant ce lundi 24 août 2026, le chef du groupement Mandje, dans la chefferie des Mambisa, Pilo Mandje Josaphat, a lancé un appel pressant aux parents, aux élèves et aux chefs d’établissements pour un retour immédiat dans leurs milieux d’origine. L’objectif est de procéder à l’inscription massive des enfants pour l’année scolaire 2026-2027. L’autorité coutumière a rappelé que l’avenir de la jeunesse locale dépend de cette reprise, désormais rendue possible par la sécurisation de la région de Mabanga par les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). Au-delà de l’éducation, Pilo Mandje Josaphat exhorte ses administrés à maintenir une franche collaboration avec les services de sécurité afin de consolider la paix. Sur le plan sanitaire, le chef de groupement exige une vigilance maximale face à la maladie à virus Ebola. Il demande à la population de respecter scrupuleusement les mesures barrières et de coopérer activement avec les équipes de riposte médicale. Pour limiter la propagation du virus, ce dernier a pris une décision radicale : l’interdiction formelle de tout mouvement de cadavres vers son entité coutumière. Enfin, un ultimatum est lancé aux acteurs économiques, aux chefs d’établissements et aux responsables des églises. Ces derniers doivent obligatoirement installer des kits de lavage des mains au sein de leurs structures. Les autorités locales préviennent que tout contrevenant s’exposera à des poursuites judiciaires immédiates. Germain Maki Partager
Une dizaine d’agents de l’ISP/Bunia et d’étudiants ont pris part, ce lundi 24 août 2026, à une formation sur la production de chlore liquide concentré à 0,5 %, à l’aide d’une machine appelée « Bleach Maker ». Organisée par Congo Connect, cette formation vise notamment à renforcer les connaissances des participants sur la production et l’utilisation du chlore liquide, dans le cadre de la prévention et du contrôle des infections, en cette période marquée par l’épidémie de la maladie à virus Ebola en Ituri. Selon Destin Kitumaini, responsable de la PCI WASH au sein de Congo Connect, cette activité avait pour objectif de montrer aux participants les différentes étapes de production du chlore liquide, les éléments entrant dans sa composition ainsi que les modes d’utilisation permettant de protéger les membres de la communauté. «Nous leur avons montré les étapes à respecter lors de la production de ce chlore, les éléments que nous utilisons dans la production de chlore, la manière dont ils doivent utiliser ce chlore-là afin de protéger notre communauté, compte tenu de la situation sanitaire que nous sommes en train de traverser dans la province de l’Ituri.», a-t-il dit. De son côté, Charles Bahati, Gestionnaire de programme au sein de l’ONG Congo Connect, a appelé les participants à mettre leurs nouvelles connaissances au service de la communauté afin de contribuer à la lutte contre l’épidémie de la maladie à virus Ebola. «[…]ce n’est pas le chlore à garder dans la maison ou les connaissances à archiver, mais ce sont des connaissances que nous devons mettre, euh, en profit des communautés, ceux qui nous entourent, pour que, euh, qu’on sache faire face à cette épidémie», a dit Charles Bahati. Cette formation, rendue possible grâce à l’appui financier de Water Step, devrait se poursuivre dans d’autres institutions supérieures et universités de la ville de Bunia, dans les prochaines étapes. À noter que cette activité s’est déroulée sous la supervision des Secrétariats Généraux académique et administratif ainsi que de l’Administration du budget de l’ISP/Bunia. Ibona Mesaki Bienvenu Partager
La situation de Katsuva Des Anges, cette mère de triplés retenue pendant plus d’un mois à l’hôpital de Mandima, à Biakato, connaît désormais un dénouement heureux. Alors qu’elle était dans l’incapacité de régler sa facture de soins après avoir donné naissance à deux garçons et une fille, sa dette a finalement été prise en charge vendredi 21 août 2026 par le directeur général de la société Good News Africa. Ce geste de générosité a permis à la mère et à ses trois enfants de quitter l’hôpital. L’Association pour la Protection et la Défense des Enfants et des Femmes vulnérables (APDEF) Mambasa remercie le DG de Good News Africa pour son geste en faveur de cette famille. Ram’s Malikidogo, membre de l’APDEF Mambasa, appelle toutefois d’autres personnes de bonne volonté à continuer à soutenir Katsuva Des Anges et ses trois enfants. Selon lui, même après leur sortie de l’hôpital, la famille reste confrontée à d’importants besoins, notamment pour assurer la croissance et les soins des trois enfants. L’APDEF Mambasa invite ainsi les personnes, organisations et structures disposées à apporter leur soutien à ne pas relâcher leur élan de solidarité envers cette famille. Grâce Birungi Partager
Une mère de triplés, deux garçons et une fille, est toujours retenue à l’hôpital de Mandima, à Biakato, près d’un mois après son accouchement, faute de moyens pour régler sa facture de soins. La femme, identifiée comme Katsuva Des Anges, affirme être abandonnée par son mari, qui ne serait plus en mesure de supporter le poids de la facture liée à ses soins et à ceux de ses enfants. Face à cette situation, l’Association pour la Protection et la Défense des Enfants et des Femmes vulnérables (APDEF) appelle, ce jeudi 20 août, les personnes de bonne volonté à venir en aide à cette mère et à ses trois nouveau-nés. Selon Ram’s Malikidogo, membre de l’APDEF Mambasa, les conditions dans lesquelles vivent actuellement la mère et ses enfants à l’hôpital ne sont pas favorables. Il plaide ainsi pour une intervention urgente afin de permettre à cette famille de régler sa facture et de quitter l’hôpital. L’APDEF invite toute personne, organisation ou structure disposée à apporter son soutien à se mobiliser en faveur de cette famille. La mère et ses trois enfants sont pris en charge à l’hôpital de Mandima, à Biakato, dans le territoire de Mambasa. Grâce Birungi Partager
La situation sanitaire à la prison centrale de Bunia est sous contrôle, selon son directeur, le lieutenant-colonel Camille Nzonzi. Il rassure sur l’état de santé des détenus, alors que l’épidémie de la maladie à virus Ebola sévit en Ituri depuis sa déclaration le 15 mai dernier. Selon le directeur de la prison centrale de Bunia, aucun cas confirmé ni décès lié à la maladie à virus Ebola n’a été enregistré parmi les détenus depuis le début de l’épidémie en Ituri. « Malgré le nombre colossal de sa population carcérale, environ 2 277 détenus, la santé est une priorité, pour le bien-être des détenus », a-t-il déclaré. Construite à l’origine pour accueillir environ 500 personnes, la prison centrale de Bunia héberge actuellement un nombre largement supérieur à sa capacité d’accueil. Cette surpopulation constitue un risque important en cette période d’épidémie, notamment en raison de la promiscuité qui pourrait favoriser la propagation de la maladie. Le lieutenant-colonel Camille Nzonzi appelle ainsi la population au respect strict des règles d’hygiène et des mesures barrières mises en place au sein de la maison pénitentiaire. Il précise que les visites sont autorisées, mais restent soumises au respect strict des mesures de prévention contre la maladie à virus Ebola. Le responsable de la prison invite également les personnes de bonne volonté à apporter une assistance en vivres et non-vivres afin de soutenir les détenus durant cette période de crise sanitaire. « Toutes les dispositions sont prises pour éviter la contamination des détenus par la maladie à virus Ebola », a-t-il ajouté. Innocent Lopa Le Renard Partager
La rentrée scolaire pourrait bien avoir lieu en Ituri malgré la persistance de l’épidémie d’Ebola. C’est ce qu’a indiqué la responsable du pilier de la surveillance épidémiologique, Dre Gisèle Mbuyi, lors d’un point de presse tenu à Bunia ce mardi 11 août 2026. Selon elle, les écoles pourraient ouvrir leurs portes, mais cette reprise devra s’accompagner d’un renforcement de la surveillance épidémiologique ainsi que des mesures d’hygiène dans les établissements scolaires. «La rentrée scolaire va être autorisée, mais on devra intensifier les mesures de surveillance au niveau des écoles.», a rassuré Dre Gisèle Mbuyi. En revanche, concernant une éventuelle réouverture de l’aéroport national de Bunia, la responsable du pilier de la surveillance épidémiologique s’est montrée beaucoup plus prudente. Elle estime que la réouverture de cette infrastructure présenterait encore un risque important, l’épidémie demeurant active dans la province. «Comme l’épidémie est encore trop active au niveau de l’Ituri, le risque d’ouvrir l’aéroport est trop grand. La tension est encore active au niveau de l’Ituri.», a-t-elle souligné. Selon les dernières statistiques du ministère de la Santé publique, publiées le 9 août 2026, l’épidémie a déjà franchi la barre des 2 000 décès, avec 2 011 décès enregistrés sur un total de 4 381 cas confirmés depuis le début de l’épidémie en Ituri. Ibona Mesaki Bienvenu Partager