Dans un communiqué officiel signé ce samedi 23 mai 2026, le ministère des Transports, Voies de communication et Désenclavement a renforcé les mesures de prévention face à la propagation de la maladie à virus Ebola en République démocratique du Congo. Selon ce document, tous les vols à destination et en provenance de Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri, sont suspendus jusqu’à nouvel ordre. « Aucun aéronef n’est autorisé à atterrir ni à décoller de l’aéroport de Bunia jusqu’à nouvel ordre. Tous les vols commerciaux, privés et spéciaux à destination ou en provenance de Bunia sont suspendus. », peut-on lire dans le communiqué officiel. Toutefois, le ministère précise que certains vols pourraient être autorisés de manière exceptionnelle, notamment ceux à caractère humanitaire, sanitaire ou d’urgence, sous réserve d’une approbation préalable des autorités compétentes. « Les vols humanitaires, sanitaires ou d’urgence ne pourront être autorisés qu’après approbation spéciale des autorités aéronautiques et sanitaires. », indique ledit communiqué. Cette décision intervient au lendemain d’autres mesures déjà prises par l’administration militaire de l’Ituri dans le cadre de la riposte contre Ebola, notamment la suspension des veillées mortuaires ainsi que des rassemblements de plus de 50 personnes. Rédaction Partager
Face à la déclaration récente de la 17ᵉ épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo, la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en RDC, MONUSCO, a activé un important dispositif logistique afin d’appuyer la riposte sanitaire en province de l’Ituri. Près de 30 tonnes d’équipements essentiels ont déjà été acheminées vers Bunia, a confirmé Jean-Tobie Okala, chef de la section des communications stratégiques et de l’information publique de la MONUSCO en Ituri. Dès le 16 mai 2026, date de la confirmation de l’épidémie, la MONUSCO a mis sa flotte aérienne à contribution. Un véritable pont aérien a ainsi été établi afin de transporter du matériel d’urgence et de renforcer les capacités des autorités congolaises ainsi que des agences des Nations unies engagées dans la lutte contre la maladie. Le 17 mai, environ cinq tonnes de matériel médical d’urgence sont arrivées à Bunia en provenance de Nairobi grâce à l’appui de Organisation mondiale de la Santé. Cette cargaison comprenait notamment des équipements de protection individuelle (EPI), des fournitures de laboratoire, des médicaments ainsi que des tentes. Dans le même cadre logistique, quatre véhicules et deux motos ont été transportés depuis Goma et Entebbe vers Bunia afin de soutenir les opérations de riposte sur le terrain. Le 20 mai, 11 tonnes supplémentaires de matériel de riposte sont arrivées à bord des vols de la MONUSCO en provenance de Kinshasa et Nairobi. En seulement quatre jours, près de 30 tonnes d’équipements ont ainsi été acheminées vers Bunia, illustrant une mobilisation logistique d’envergure face à cette urgence sanitaire. Au-delà du transport du matériel, les Casques bleus de la MONUSCO participent également aux activités de sensibilisation des populations. Le 18 mai, à Tchabi, des actions de prévention ont été menées auprès de dizaines d’habitants sur les mesures d’hygiène personnelle et les risques liés à la consommation de viande de brousse. Le 19 mai, une campagne similaire a été organisée à Fataki en faveur des personnes déplacées ainsi que des communautés locales. Les équipes ont insisté sur le lavage régulier des mains, l’utilisation des équipements de protection individuelle et la reconnaissance précoce des symptômes de la maladie. Ces initiatives visent à renforcer la préparation communautaire, réduire la panique au sein de la population et protéger les civils, conformément au mandat de la MONUSCO. À ce jour, 457 cas ont été recensés en Ituri, notamment à Bunia, Rwampara, Mungbwalu et Nyakunde. Les autorités sanitaires font état de 33 décès récents, dont quatre cas confirmés positifs. Depuis le début de l’épidémie, le nombre cumulé de décès s’élève désormais à 131. Les autorités sanitaires rappellent qu’aucun traitement spécifique ni vaccin n’est actuellement disponible pour cette souche du virus. Elles insistent sur le strict respect des mesures de prévention, notamment le lavage régulier des mains avec des solutions désinfectantes, l’évitement des contacts physiques rapprochés, l’abstention de consommation de viande de brousse, la limitation des rassemblements, le signalement rapide de tout cas suspect aux structures sanitaires et l’évitement de tout contact avec les fluides corporels des personnes potentiellement infectées. Rédaction Partager
Dans une démarche visant à instaurer une paix et une stabilité durables dans son entité, Monsieur Pilo Mulindro Willy, Chef de la chefferie des Bahema-Nord, a effectué une mission officielle le lundi 11 mai 2026 sur le littoral du lac Albert, dans le groupement Losandrema. Accompagné des services de sécurité, l’autorité coutumière s’est rendue dans les camps de pêche de Joo et Café où il a exhorté les populations retournées à collaborer étroitement avec les FARDC afin de préserver la sécurité et dénoncer tout individu suspect. Le Chef a insisté sur la nécessité pour chaque citoyen de se munir de ses pièces d’identité ou d’une attestation de perte, tout en rappelant l’achat obligatoire de l’Impôt Minimum Personnel (IMP), fixé à cinq mille francs congolais dans toute la juridiction. Profitant de cette visite, Monsieur Pilo Mulindro Willy a également encouragé les habitants à convaincre leurs frères vivant en Ouganda de regagner leurs villages afin de participer à la reconstruction des localités. Par ailleurs, une importante quantité d’outils aratoires, notamment des machettes et des houes, a été remise aux populations de Joo et Café pour faciliter les travaux communautaires de nettoyage. L’autorité coutumière a promis de revenir prochainement pour l’ouverture des marchés dans les deux camps de pêche. Le Chef de chefferie a aussi appelé la population à promouvoir la paix, la cohabitation pacifique et à bannir toute forme de tribalisme ou de manipulation politique susceptible de déstabiliser la région. Cette visite intervient après la reprise de cette zone littorale par les FARDC, autrefois occupée par les rebelles de la CRP. Elle s’inscrit dans la vision du Président de la République, , visant le retour d’une paix durable en Ituri, sous la coordination du gouverneur militaire . Germain Maki Partager
Ce samedi 16 mai 2026, la localité de Wesa, dans le territoire de Mambasa, a été le théâtre d’une attaque attribuée aux rebelles ougandais de l’ADF. Deux personnes ont perdu la vie et plusieurs agriculteurs ont été pris en otage alors qu’ils se rendaient dans leurs champs. Wesa est une entité de la chefferie des Babila-Babombi, située à environ 4 kilomètres à l’est de Biakato, sur la route de Kotakoli. Rams Malikidogo, défenseur des droits humains au sein de l’APDF/Mambasa, a confirmé ces événements tragiques ce samedi. Il appelle les habitants des villages voisins, notamment Lalia, Vatican, Métal, Bangole et Alima, à faire preuve d’une vigilance accrue. Il exhorte également les forces de sécurité à poursuivre activement les assaillants. Ce drame s’est produit alors que le Général-Major Bruno Mandevu, commandant du secteur opérationnel de l’Ituri, tenait un meeting à Biakato-Centre, selon les informations rapportées par notre confrère Alain Kisokero. Rédaction Partager
Une jeune fille âgée d’environ 16 ans a été retrouvée morte ce vendredi 15 mai 2026 au village Banga, dans le groupement Lopa, chefferie des Bahema Baguru, territoire de Djugu. Selon plusieurs sources locales, le drame s’est produit dans la nuit du jeudi à ce vendredi, lors de la veillée mortuaire du grand-père de la victime. La victime, identifiée sous le nom de Malosi Eugénie, aurait été enlevée par des personnes inconnues avant d’être violée puis étranglée au niveau de la gorge. Son corps a ensuite été retrouvé sans vie. Face à cette situation, la société civile forces vives du groupement Lopa se dit très indignée et demande aux services de sécurité de renforcer les mesures de protection des jeunes garçons et filles qui circulent tardivement pendant la nuit. Une enquête sera ouverte afin de retrouver les auteurs de ce crime, précise la même source. Innocent Lopa Le Renard Partager
Clôturée ce jeudi 14 mai 2026 à Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri, la formation sur la protection des données sensibles des patients a réuni pendant trois jours plus de vingt prestataires de soins de santé et agents psychosociaux. Organisée par le consortium composé de Coopi, ActionAid, Help a Child, Heal Africa et Sofepadi, dans le cadre du projet Star RDC, cette session de renforcement des capacités a débuté le mardi 12 mai 2026. Elle visait à outiller les participants sur la gestion sécurisée et la confidentialité des informations sanitaires des patients. Au cours de cette formation, les participants ont été sensibilisés aux bonnes pratiques liées à la sécurisation des données médicales, aussi bien dans les structures sanitaires que lors des interventions communautaires. À l’issue des travaux, plusieurs bénéficiaires ont salué une initiative qu’ils jugent importante pour améliorer la protection des informations sanitaires et renforcer le respect de la confidentialité dans leurs milieux de travail. La cheffe de mission du consortium, Madame Elza, a encouragé les participants à mettre en pratique les connaissances acquises afin de garantir une meilleure protection des données des patients sur le terrain. La cérémonie de clôture a été marquée par la remise des certificats aux différents participants. Grâce Birungi Partager
Quatre personnes dont trois femmes déplacées du site de Rhoo et un bébé ont été tués par des assaillants de la CODECO ce jeudi 14 mai 2026 dans le groupement Uutcha, en chefferie des Bahema Nord en territoire de Djugu. L’information est livrée par le président de la société civile de la chefferie des Bahema Nord, Monsieur Charité Banza Bavi. Il précise que ces femmes ont été attaquées alors qu’elles recherchaient du bois de chauffage au village Waliba, dans le groupement Uutcha. « Les miliciens de la CODECO sont venues et ont brusqué toutes ces mamans dans leurs champs. Toutes ces mamans ont été sauvagement abattues. Ces mamans ont été carrément égorgées par ces miliciens de la CODECO. Cet enfant qui était au dos d’une de ces mamans a été égorgé.», a laissé entendre Charité Banza Bavi. Selon la même source, les assaillants seraient venus du groupement Gokpa, dans le secteur des Walendu Djatsi. La société civile de Bahema Nord appelle par ailleurs les autorités coutumières des secteurs des Walendu Djatsi et de Pitsi d’où proviennent ces miliciens à les sensibiliser afin qu’ils cessent de s’attaquer à la population civile. Il sied de noter que pour le moment, aucune source officielle n’a communiqué sur ce massacre de la CODECO en province de l’Ituri. Rédaction Partager
Le ministère de l’Emploi et Travail a annoncé, ce mercredi 13 mai 2026, le report de la célébration de la journée du 17 mai au lundi 18 mai 2026 sur toute l’étendue de la République démocratique du Congo. Dans un communiqué officiel signé par le ministre Ferdinand Massamba wa Massamba, le gouvernement rappelle que le 17 mai, consacré à la Journée de la Révolution et des Forces Armées de la RDC, figure parmi les jours fériés légaux du pays. À ce titre, cette journée demeure chômée et payée conformément à la législation congolaise. Cependant, le 17 mai 2026 coïncidant avec un dimanche, le ministère précise que le congé sera observé le lundi 18 mai 2026. Rédaction Partager
Le monde entier a commémoré ce vendredi 08 mai 2026 le 163ᵉ anniversaire de la fondation du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge par Henry Dunant. À Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri, comme dans plusieurs autres parties de la RDC, aucune activité officielle de grande envergure, telle qu’une caravane motorisée à travers les principales artères de la ville, n’a été organisée comme à l’accoutumée. Cependant, une conférence a été tenue à cette occasion par Croix-Rouge de la République démocratique du Congo en partenariat avec Comité international de la Croix-Rouge. Elle a réuni des secouristes volontaires ainsi que des autorités politico-administratives autour du thème : « Unis dans l’humanité ». Cette rencontre a permis au président provincial de la Croix-Rouge, le docteur Serge Lemi Tabay, de dresser un bilan largement positif des activités réalisées au cours de l’année écoulée. « Au fait, cette année-ci, nous avons mené plusieurs actions… Nous avons desservi la communauté de Nizi et de Bambu en eau potable […] Nous avons construit le forage d’eau auquel sont connectées douze bornes-fontaines. Nous avons aussi construit deux bureaux avec auberge à côté, servant d’activités génératrices de revenus pour aider le comité de la Croix-Rouge à avoir des ressources financières pour l’auto-fonctionnement local, à Irumu et dans la commune d’Aru. Nous avons assisté 2 003 vulnérables, déplacés internes des sites de déplacés de Kigonze et de l’ISP, en cash, y compris plusieurs autres activités de routine comme la formation en premiers secours de nouveaux volontaires secouristes, les secours, les évacuations, les gestions de dépouilles mortelles… » En marge de cette journée internationale, un match de football a été organisé le 09 mai 2026 au stade mini-olympique de l’ISP entre une équipe mixte de la Croix-Rouge et du Comité international de la Croix-Rouge, et une équipe composée des déplacés des sites de Kigonze et de l’ISP. La rencontre s’est soldée sur un score de 4 buts à 2 en faveur du Mouvement international de la Croix-Rouge. À cette occasion, le CICR a doté chacune des deux équipes des déplacés d’un jeu de vareuses et d’un ballon. Le président des déplacés du site de l’ISP, Monsieur Gérard Zawadi, a exprimé sa satisfaction : « Le Comité international de la Croix-Rouge nous a fait une remise symbolique des vareuses et des ballons de très bonne qualité. Nous en sommes très reconnaissants. Cependant, il nous manque des bottines de jeu. Même si nous avons perdu le match, nous souhaitons jouer encore prochainement contre cette équipe. » Enfin, le président provincial de la Croix-Rouge, docteur Serge Lemi Tabay, a rappelé aux volontaires secouristes de rester attachés à leur Croix-Rouge, « qui est l’unique », conformément au principe de l’unité. Il les a également appelés au calme face à l’interdiction temporaire du port de la tenue de la Croix-Rouge, expliquant que celle-ci avait, à un moment donné, fait l’objet d’abus de la part de certains porteurs illégaux d’armes, dans un contexte marqué par l’insécurité. Alphonse Likana Partager
Un opérateur économique a été fusillé dans la soirée du vendredi 08 mai 2026 à Lwemba, dans la chefferie de Babila Babombi, territoire de Mambasa, en province de l’Ituri. Selon le coordonnateur de la Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC) de Mambasa, le drame s’est produit dans un carré minier dénommé Kalala Aselme. La victime, acheteur d’or de son état, rentrait lorsqu’elle s’est retrouvée face à trois hommes armés. Peresi Mamboro indique que ces hommes armés ont ouvert le feu à bout portant sur l’opérateur économique avant de prendre la fuite. La même source précise que la victime a reçu deux balles, dont l’une à la tête et l’autre à l’avant-bras droit. L’opérateur économique est décédé sur le champ, a ajouté notre interlocuteur. Innocent Lopa Le Renard Partager