Acculé par une procédure de destitution engagée contre lui, Modeste Bahati Lukwebo a annoncé, ce mercredi 18 mars 2026, sa démission du poste de 2e vice-président de la chambre haute. Le Deuxième Vice-Président du Senat Bahati Lukwebo vient de démissionner de ses fonctions. Cette décision intervient seulement quelques heures après la mise en place d’une commission spéciale composée de 27 sénateurs, chargée d’examiner en 72 heures la pétition déposée contre lui. Ce, quelques heures après la mise en place d’une commission spéciale chargée d’examiner la pétition déposée contre lui par un groupe des sénateurs qui l’accusent d’incompétences dans l’exercice de ses fonctions. Des allégations rejetées par son camp politique. Selon plusieurs observateurs, cette démission apparaît comme une manœuvre stratégique visant à devancer un probable vote de défiance qui aurait pu sceller son éviction dans des conditions connues. Pour rappel, une pétition contre Bahati Lukwebo a été déposée lundi 16 mars au bureau du Sénat. C’est après ses prises de position contre un éventuel changement de la Constitution. Ce qui lui coûte aujourd’hui, son départ de perchoir du Sénat. Notons que Vital Kamerhe, alors président de l’Assemblée nationale à l’époque, avait aussi présenté sa démission dans des conditions similaires. Un même jeu, une même scène au sommet de l’État. Rédaction Partager
Une barque de transport en provenance du village Muganga, dans le groupement de Sombuso en hefferie de Bahema-Nord, s’est renversée ce mercredi 18 mars 2026 vers les heures de la matinée sur le lac Albert, sous l’effet d’un vent violent, provoquant un lourd bilan humain et d’importantes pertes matérielles. Selon des sources locales, l’embarcation transportait plus de dix personnes ainsi que des marchandises. Tous les biens à bord ont été engloutis dans les eaux du lac. À ce stade, huit corps sans vie ont déjà été repêchés, tandis que les recherches se poursuivent pour retrouver d’éventuels survivants ou d’autres victimes encore portées disparues. Un témoin de naufrage a appelé les services de surveillance maritime à redoubler de vigilance, surtout en cette période marquée par des vents violents rendant la navigation particulièrement dangereuse. Contacté par notre rédaction, M. Ukumu Budza, alias Soleil, président de la jeunesse du village Muganga, a confirmé la survenue du drame. Il insiste sur la nécessité pour les autorités de renforcer les mesures de sécurité sur le lac afin de prévenir de nouvelles tragédies. Rédaction Partager
Dans la matinée de ce mardi 17 mars 2026, certains déplacés qui se rendaient dans leurs champs vers Luguba et Bukachele, dans le groupement Ng’le en chefferie de Bahema Badjere, ainsi qu’à Luko dans le groupement Dhedja, ont été attaqués par des hommes armés identifiés comme des militaires loyalistes. Selon des sources concordantes dans la région, plusieurs déplacés auraient reçu des coups de balle et plusieurs seraient blessés. Pour le moment, la situation étant encore tendue, aucun cas de mort n’a été signalé. La même source ajoute que des balles seraient en train d’être tirées dans tous les sens, ce qui a provoqué une panique générale dans le site des déplacés de la Plaine Savo. Pour l’instant, il est difficile d’établir le nombre exact des personnes touchées. Notons qu’en date du 16 mars 2026, deux déplacés qui revenaient du champ avaient également été fusillés par les militaires FARDC. À cette occasion, l’Ir Dieudonné Lossa, coordonnateur de la société civile force vive de l’Ituri, avait appelé les militaires loyalistes à bien distinguer les civils des milicuens lors des opérations dans la zone. Pour le moment, la communication de l’armée se fait toujours attendre sur la situation sécuritaire dans la région de Bule et ses environs. Rédaction Partager
Deux déplacés ont été abattus dans l’avant-midi de ce lundi 16 mars 2026 aux environs de 8h00′ sur la Colline Kaa dans le groupement Gali à environ 1 kilomètre du site des déplacés de la Plaine Savo, en Chefferie des Bahema Badjere. Pour le premier cas, il s’agit d’un homme déplacé qui revenait du champ avec du bois de chauffage et des roseaux et qui a été fusillé . Des militaires FARDC seraient pointés du doigt par des sources locales comme étant les auteurs de ce fusillade. À celui-là s’ajoute une personne qui a été tuée par balle dans le même endroit dans des conditions similaires quelques heures plus tard. La société civile force vive de l’Ituri à travers son coordonnateur Ir Dieu Donné Lossa qui condamne cet assassinat de ces 2 personnes appelle les militaires FARDC qui sont sur terrain dans les opérations à faire la différence entre les civils et les miliciens. Plusieurs sources qui confirment cette nouvelle dans la région renseignent qu’il est difficile de récupérer ces deux corps pour l’instant à cause de l’incertitude sécuritaire sur le lieu de drame et dans les environs. Notons que depuis le matin de ce lundi, une panique générale de la population a été signalée dans le site des déplacés de la Plaine Savo à cause des tirs d’armes par les militaires, dont les causes ne sont pas encore connues. Pour le moment, l’armée n’a encore rien communiqué sur cette situation sécuritaire qui prévaut dans la région de Bule et ses environs. Rédaction Partager
L’attaque armée survenue dans la nuit du mercredi 11 au jeudi 12 mars 2026 dans les localités minières de Muchacha et Mavuvu, en territoire de Mambasa (Ituri), continue de susciter des versions divergentes quant à l’identité des exploitants touchés et aux circonstances exactes des faits. La société MCC Ressources SARL, entreprise de droit congolais régulièrement enregistrée conformément aux lois de la République Démocratique du Congo et aux normes OHADA, affirme être l’unique exploitant concerné par les incidents survenus dans cette zone. Dans une correspondance officielle adressée au gouverneur militaire de l’Ituri, la direction de MCC Ressources indique qu’en raison de la dégradation persistante de la situation sécuritaire dans l’Est du pays, elle avait déjà procédé à l’évacuation préventive de son personnel plusieurs jours avant l’attaque. Selon la société, l’incursion de groupes armés non formellement identifiés dans la cité de Muchacha a entraîné des actes de pillage et de sabotage visant ses installations minières, sans toutefois occasionner des pertes en vies humaines. Face aux risques sécuritaires jugés élevés, MCC Ressources annonce la suspension de toutes ses activités minières dans les sites de Muchacha et Mavuvu à partir du 12 mars 2026 et ce, jusqu’à nouvel ordre, soulignant que la protection de ses employés et partenaires demeure une priorité absolue. L’entreprise précise suivre de près l’évolution de la situation sécuritaire afin d’envisager, le moment venu, une reprise progressive de ses opérations. Elle a également exprimée sa reconnaissance aux autorités provinciales pour leurs efforts visant le rétablissement de l’autorité de l’État et la stabilisation de la province de l’Ituri, particulièrement dans le territoire de Mambasa. Cette nouvelle prise de position contribue à alimenter le débat sur la réalité des acteurs économiques présents dans cette zone aurifère stratégique, ainsi que sur l’impact des violences armées sur les investissements miniers nationaux. JC Bafwa Partager
Après le massacre d’au moins une trentaine de civils, selon certaines sources locales, dans le groupement Dhendro, en chefferie de Bahema Nord, en territoire de Djugu, attribué aux miliciens de la CODECO, l’ancien ministre provincial de l’Ituri, Ucircan Bule, a adressé une lettre ouverte au gouverneur militaire de la province. Dans ce document rédigé le jeudi 12 mars 2026, il appelle les autorités à agir avec fermeté face aux groupes armés, tout en soulevant des préoccupations liées à certaines ambiguïtés sécuritaires et au processus de recrutement au sein de la RAD. Concernant la présence persistante des groupes armés dans la province, l’ancien membre de l’exécutif provincial exhorte l’autorité provinciale à mener une lutte sans complaisance contre tous les mouvements qui continuent de porter atteinte à la vie humaine. «[…]et vous adresse la présente lettre ouverte afin de réitérer mon exhortation à agir avec détermination contre tous les groupes armés qui persistent à mépriser la vie humaine et à défier l’autorité de l’État, car il n’y en a pas de bons d’un côté et de mauvais de l’autre. Il est impératif de les contraindre tous à respecter la vie humaine, un devoir dont aucun État ne saurait se soustraire.», a-t-il noté. Dans cette lettre, Ucircan Bule insiste également sur la nécessité d’éclaircir les soupçons qui circulent au sein de l’opinion publique iturienne concernant une possible collaboration entre certaines forces régulières et des groupes armés. Dans plusieurs zones affectées par l’insécurité, l’armée est parfois accusée de bénéficier de l’appui de certaines milices, une perception qui, selon lui, fragilise l’image de l’État. «Il apparaît aujourd’hui indispensable que des réponses fermes et proportionnées soient apportées afin de mettre fin aux perceptions persistantes au sein de l’opinion publique iturienne, selon lesquelles certaines ambiguïtés pourraient exister dans les interactions entre les forces régulières et certains groupes armés. Il est temps que les FARDC, sous votre commandement, consolident pleinement leur image ainsi que celle de la République en démontrant une rupture claire avec ces derniers.», peut-on lire dans cette lettre ouverte. Un autre point soulevé dans cette correspondance concerne le processus de recrutement au sein de la RAD. L’ancien ministre provincial estime que la démarche actuelle, qui semble s’appuyer sur certains groupes armés pourtant accusés d’exactions, risque d’entacher la crédibilité de cette structure. «J’en profite par ailleurs pour inviter le Gouvernement de la République à maintenir l’élan d’appui aux FARDC, d’une part, et d’autre part, à clarifier le processus de recrutement de la RAD, qui semble se focaliser sur ces mêmes groupes armés hautement criminels pour asseoir sa mission en Province de l’Ituri.», a souligné cet ancien membre de l’exécutif provincial de l’Ituri. Pour rappel, au moins une trentaine de civils ont été tués lors d’une attaque attribuée aux miliciens de la CODECO dans le groupement Dhendro, en territoire de Djugu, dans la province de l’Ituri. Selon des sources locales, parmi les victimes figurent des femmes et des enfants. Deux mamans ont notamment été abattues tandis que leurs bébés ont été laissés vivants après l’attaque. Et jusque-là, la réaction de l’armée sur ces massacres se fait toujours attendre. Rédaction Partager
L’agglomération de Mutchatcha a été la cible d’une attaque menée par des hommes armés non autrement identifiés dans la nuit du mercredi 11 au jeudi 12 mars 2026, en territoire de Mambasa, dans la chefferie des Bombo.La société civile force vive de l’Ituri, qui déplore cette attaque, interpelle les autorités militaires des FARDC afin qu’elles fassent tout leur possible pour imposer la paix dans cette partie de la province où la population civile vit essentiellement des activités minières, agricoles et de petits commerces. Pour l’ingénieur Dieu Donné Lossa, coordonnateur de la société civile de l’Ituri, l’identité de ces hommes armés demeure jusque-là inconnue. D’autres sources locales avancent un bilan d’environ deux morts, dont un tenancier d’une maison Mpesa et un pasteur d’une église de réveil à Mutchatcha. Plusieurs autres personnes sont également portées disparues et plusieurs maisons d’habitation ont été incendiées lors de cette attaque.Pour la journée de ce vendredi 13 mars 2026, un calme précaire règne à Mutchatcha. Toutefois, les survivants de cette attaque vivent dans une psychose, en attendant en urgence un déploiement important des militaires des FARDC pour sécuriser cette agglomération où des sujets congolais exploitent de l’or en partenariat avec des sujets étrangers d’origine vietnamienne. Il y a lieu de signaler qu’un bon nombre de la population civile de Mutchatcha s’est déplacé vers certaines zones jugées plus sécurisées, notamment à Bandegaido, chef-lieu de la chefferie des Bombo, en territoire de Mambasa. JCB Partager
Le tronçon routier reliant Iga Barrière à Nizi, sur l’axe menant vers Mongwalu, se trouve actuellement dans un état de délabrement très avancé, plongeant les usagers dans de sérieuses difficultés de circulation dans le territoire de Djugu. La situation s’est davantage aggravée avec les pluies qui s’abattent ces derniers jours dans cette partie de la province de l’Ituri. Plusieurs points critiques sont signalés sur cette route longue d’environ cinq kilomètres. Le pont de déviation aménagé à côté du pont Nizi, écroulé il y a plusieurs mois, se retrouve aujourd’hui dans un état jugé critique. À cela s’ajoute la passerelle située au niveau de Nizi Garage, qui est désormais complètement endommagée, compliquant davantage le passage des véhicules et des motocyclistes. Outre ces infrastructures détériorées, de nombreux bourbiers se sont également formés le long de ce tronçon, rendant la circulation extrêmement difficile, surtout pour les véhicules de transport de marchandises. Selon le président de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) dans la région, Dhendo Aimé, les conséquences de cette dégradation se font déjà sentir sur les activités économiques locales. Il indique que pour parcourir la distance entre Iga Barrière et Nizi, les véhicules peuvent désormais mettre jusqu’à deux jours, alors que ce trajet se faisait autrefois en quelques heures seulement. Au cours des deux derniers jours, plus de quatre camions se sont déjà retrouvés immobilisés ou renversés sur cette route à cause du mauvais état de la chaussée. Face à cette situation, cet opérateur économique appelle les autorités provinciales ainsi que l’entreprise « Sous le Palmier », à qui la gestion de ce tronçon routier est confiée, à intervenir en urgence afin de réhabiliter cette voie stratégique. Il alerte que la paralysie progressive du trafic risque d’entraîner une hausse des prix des produits de première nécessité dans plusieurs localités dépendantes de cet axe pour leur approvisionnement. Germain Maki Partager
C’est une bonne nouvelle pour la communauté de l’Institut Supérieur Pédagogique de Bunia. Dans les tout prochains jours, les travaux de construction d’un grand forage d’eau seront lancés à l’ISP-BUNIA. L’annonce a été faite par le Directeur Général de cette institution, le Professeur Associé Joas Mbitso Ngedza, dans une interview accordée à la Radio CANDIP ce jeudi 12 mars 2026. Selon lui, ce projet est financé par le gouverneur Militaire de la province de l’Ituri afin de venir en appui à cette institution qui compte une importante population composée notamment du personnel enseignant, du personnel administratif ainsi que des élèves et étudiants. « Le gouverneur Militaire a résolu un problème qui restait pendant : le forage d’un puits d’eau. L’ISP a une population que vous ne savez pas dénombrer : le personnel enseignant, le personnel administratif, les écoles avec leurs effectifs… tous se ravitaillent ici. », indique le Professeur Associé Joas Mbitso Ngedza, qui remercie vivement ce geste du gouverneur Militaire. Au sein du campus de l’ISP-BUNIA, les difficultés d’approvisionnement en eau s’observent notamment à certains points d’adduction. La réalisation de ce forage devrait ainsi contribuer à améliorer sensiblement l’accès à l’eau pour l’ensemble de la communauté universitaire. Rédaction Partager
Une femme, veuve et mère de deux enfants, a été tuée par la foudre dans l’après-midi de ce mercredi 11 mars 2026 au village Katirogo, dans le groupement Batale, en chefferie de Baboa-Bokoe. Selon les informations confirmées par le chef du groupement Batale, Monsieur Jacques Rengabo Sedzabo dit Mbulamadjogu, la victime se trouvait dans son champ lorsqu’une forte pluie accompagnée d’éclairs s’est abattue dans la région. C’est après la pluie que son corps sans vie a été retrouvé. L’autorité coutumière, qui s’est confiée à la Radio Candip, a exprimé sa profonde tristesse face à ce drame et s’inquiète du sort des deux enfants laissés par la défunte. « Aujourd’hui, ces enfants orphelins sont restés sans père ni mère. À qui dirons-nous que cette foudre appartient ? Elle était seule au champ et on a trouvé seulement son corps sans vie après la pluie. Je n’ai rien à dire là-dessus, car la foudre est un phénomène naturel qu’on ne voit pas. », a-t-il témoigné à la Radio Candip. Il convient de rappeler que des cas de décès causés par la foudre sont régulièrement signalés dans certaines régions de la province de l’Ituri, particulièrement pendant les périodes de fortes pluies. Alphonse Likana Partager