Après sa libération intervenue le 16 avril 2026, le président de l’Union des Associations Culturelles pour le Développement de l’Ituri (UNADI) est arrivé à Bunia ce lundi 4 mai 2026, mettant fin à trois mois de détention à Kinshasa. À son atterrissage à l’aéroport de Murongo, il a été accueilli par une délégation de l’UNADI conduite par le premier vice-président, Monsieur Upio Vwaweka, qui assurait l’intérim durant son absence. Pour rappel, le président de l’UNADI avait été arrêté à Bunia le 15 janvier 2026 avant d’être transféré à Kinshasa. Rédaction Partager
L’ONG Solidarité Féminine pour la Paix et le Développement Intégral (SOFEPADI) a célébré, jeudi 30 avril 2026 à Bunia, le 26ᵉ anniversaire de son engagement en faveur de la promotion et de la défense des droits des femmes et des enfants en République démocratique du Congo. Des acquis significatifs salués Prenant la parole à cette occasion, la Présidente du Conseil d’Administration, Madame Julienne Lusenge, a salué les progrès réalisés au fil des années, notamment dans l’accompagnement des survivantes de violences. « Les preuves sont là. Des femmes, des hommes et des enfants ont été soignés, accompagnés psychologiquement et réinsérés dans la société, y compris à l’école pour les enfants nés des viols et les orphelins victimes des conflits armés. Plusieurs ont également été accompagnés en justice, et certains ont obtenu des jugements en leur faveur », a-t-elle déclaré. Une réflexion stratégique sur l’accès à la justice Au-delà du caractère commémoratif, cette journée a été marquée par l’organisation d’un cadre d’échanges consacré à l’accès à la justice pour les survivantes de violences sexuelles. Cette réflexion a réuni divers acteurs impliqués dans la lutte contre les violences basées sur le genre, notamment les autorités politico-administratives, les acteurs judiciaires, les partenaires techniques et financiers, ainsi que les leaders communautaires et religieux. Les discussions ont permis d’analyser les avancées enregistrées, d’identifier les défis persistants et d’explorer des pistes concrètes pour améliorer la protection des survivantes et l’effectivité de la justice. Des défis persistants malgré les avancées Malgré les progrès réalisés, la SOFEPADI reconnaît que la situation reste préoccupante. Les violences faites aux femmes, les conflits armés et les violations des droits humains continuent d’affecter de nombreuses communautés. De ce fait, un grand nombre de survivantes attendent encore justice. Face à cette réalité, l’organisation appelle à un renforcement des actions, notamment pour : garantir un accès effectif à la justiceassurer une prise en charge digne, holistique et centrée sur les survivantesconsolider l’engagement des acteurs clés, incluant les institutions étatiques, les partenaires et les leaders communautairesUn engagement porté par une vision et des valeurs Figure engagée et inspirante, Madame Julienne Lusenge a également rappelé les valeurs fondatrices de l’organisation, née de l’initiative de huit femmes déterminées. « Ceux qui aspirent à être des modèles doivent accepter le sacrifice. Nous ne sommes pas arrivés à ce niveau par hasard. Il faut apprendre à persévérer et s’engager pour la communauté, avec abnégation, sans rechercher uniquement un intérêt personnel », a-t-elle souligné. Aujourd’hui, la SOFEPADI est présente dans plusieurs villes du pays, notamment à Bunia, Kinshasa, Beni, Goma, au Kasaï et dans la Tshopo, avec des antennes actives dans plusieurs territoires. L’organisation développe également des partenariats aux niveaux local, national et international, renforçant ainsi son action en faveur de la paix, de la justice, dignité et autonomisation. Alphonse Likana Partager
L’ONG Solidarité Féminine pour la Paix et le Développement Intégral (SOFEPADI) a célébré, ce jeudi 30 avril 2026, le 26ᵉ anniversaire de son existence. Cette commémoration a constitué une belle opportunité pour sa Présidente du Conseil d’Administration, Madame Julienne Lusenge, d’exprimer sa satisfaction face aux nombreuses réalisations de cette organisation au bénéfice de la communauté. « Les preuves sont là, les résultats sont là. Il y a des femmes, des hommes et des enfants qui ont été soignés. Ils ont eu des soins médicaux. Ils ont été accompagnés psychologiquement, ils ont été réinsérés dans la société et même à l’école pour les enfants nés des viols. Ils ont été aussi accompagnés en justice. Donc, il y en a qui ont reçu leurs jugements rendus. Aujourd’hui, ces femmes et ces hommes peuvent aller au FONAREV pour réclamer la réparation », a-t-elle dit. Madame Julienne Lusenge a également évoqué la construction de plusieurs bâtiments servant à l’encadrement des femmes, des enfants et des hommes, ainsi qu’à leur prise en charge holistique. Elle a, à cette occasion, salué l’accompagnement de plusieurs partenaires qui contribuent à la réussite des projets de la SOFEPADI, citant notamment l’ONG Trocaire. Figure inspirante pour de nombreuses femmes, elle s’est dite fière de l’évolution de la SOFEPADI, une organisation dont l’idée de création est née de six femmes engagées. Elle en a profité pour lancer un message de sensibilisation : « Si vous voulez être modèle comme moi tel que vous affirmez, il faut accepter le sacrifice car on n’est pas arrivés à ce stade simplement. On a fait le parcours. Que les gens puissent apprendre à persévérer comme nous. […] Il faut s’engager pour la communauté, il faut travailler avec abnégation. Pas chercher à s’enrichir seulement. » À ce jour, la SOFEPADI compte au moins cinq bureaux implantés à travers la République démocratique du Congo, notamment à Kinshasa, Beni, Goma, au Kasaï et dans la Tshopo, œuvrant pour le service de la communauté. L’organisation dispose également de plusieurs partenariats à l’international, renforçant ainsi son action en faveur de la paix et du développement intégral. Alphonse Likana Partager
Pour la énième fois, les populations affectées par l’élargissement de l’aéroport de Murongo, à Bunia, sont descendues dans la rue pour réclamer leur indemnisation. Déterminées à obtenir gain de cause, les victimes issues des villages Tchunga, Taga, Baraka, Shalom et Gbanday ont organisé une marche pacifique ce mardi 28 avril 2026, qui s’est achevée devant le gouvernorat provincial.Reçues par un conseiller du gouverneur militaire dans le cadre de l’état de siège, elles ont saisi l’occasion pour déposer un mémorandum à l’autorité provinciale. Toutefois, elles ont exprimé leur déception de ne pas avoir été reçues par le gouverneur en personne, en raison de son emploi du temps chargé. Le conseiller a, pour sa part, demandé au comité des victimes d’introduire une lettre sollicitant une audience afin d’être reçu dans les plus brefs délais. Les populations concernées appellent à une implication plus soutenue du gouverneur militaire de l’Ituri auprès du gouvernement central afin de faire valoir leurs droits. Elles alertent également sur les risques croissants auxquels elles sont exposées depuis l’atterrissage d’avions de grande capacité sur cette piste. « Le vrombissement des moteurs, les vents violents et la poussière soulevée par ces avions vont jusqu’à arracher les toitures de certaines habitations. Nous demandons que l’État congolais accélère le processus d’indemnisation pour nous épargner de ces dangers », a déclaré une des victimes. Cette nouvelle vague d’indemnisation concerne 252 ménages. Le processus, qui accuse des retards malgré plusieurs démarches entreprises et des correspondances des autorités provinciales auprès du gouvernement central, tarde toujours à se concrétiser. Les victimes insistent sur l’urgence d’une solution rapide, avant que la situation ne s’aggrave davantage. Germain Maki Partager
Ce mardi 28 avril 2026, les élèves du complexe scolaire bilingue « Le Messager » ont effectué une visite au pavillon de la Chancellerie provinciale consulaire des Nations et Religions Unies (NRU), à Bunia. Cette visite guidée leur a permis de découvrir le fonctionnement, l’organigramme, les objectifs, les valeurs ainsi que les réalisations de cette organisation, sans oublier ses perspectives d’avenir. Au cours de cette activité, le ministre chancelier provincial consulaire, Bonaventure Lacktar Utembi, a souligné l’importance de cette initiative éducative. Selon lui, ces élèves deviennent désormais des « artisans de paix » et pourront, à leur tour, diffuser les enseignements reçus au sein de leurs communautés. Il a également profité de cette occasion pour lancer un appel aux cadres universitaires actuellement impliqués dans des groupes armés, à « revenir à la raison » afin de contribuer à la paix et à la reconstruction de la nation. Il convient de noter que le pavillon des NRU à Bunia avait déjà accueilli, la semaine précédente, des élèves du complexe scolaire « Le Prévaloir » ainsi que ceux de l’Institut de Kindia, dans le cadre de cette même dynamique de sensibilisation. Organisation supranationale fondée le 25 mai 1997 et basée en Australie, les NRU ont pour objectif principal d’instaurer une paix mondiale durable et de sauvegarder les acquis de cette paix. Germain Maki Partager
Dans un contexte sécuritaire toujours préoccupant en Ituri, le Réseau des intellectuels de l’Ituri intensifie ses actions en faveur de la cohésion sociale. À Bunia, cette organisation tient, depuis le mardi 28 avril à l’hôtel Nerowish, une session de formation gratuite destinée à former des ambassadeurs de la paix et du développement durable, dont la clôture est prévue ce jeudi 30 avril. Cette initiative rassemble plusieurs jeunes ainsi que des leaders communautaires autour de thématiques essentielles telles que le leadership, la cohésion sociale et la consolidation de la paix. Dès la première journée, la coordonnatrice nationale du réseau, Mme Nelly, a entretenu les participants sur le concept du leadership serviteur, un modèle fondé sur le service aux autres plutôt que sur les intérêts personnels. Intervenant à son tour, le président du conseil d’administration du Réseau des intellectuels de l’Ituri, Samy Sugabo, a souligné que cette formation répond à l’urgence de la situation sécuritaire que traverse la province. « Voyant la situation sécuritaire que traverse la province de l’Ituri, le Réseau des intellectuels de l’Ituri a organisé une formation dans le but d’outiller la population iturienne sur la paix et le développement afin de remédier aux différents défis », a-t-il déclaré. Pour lui, la paix est une valeur qui s’apprend et se transmet au sein de la communauté. « La question sur la paix, ça s’apprend. C’est la raison pour laquelle le Réseau des intellectuels de l’Ituri a décidé de former les ambassadeurs de la paix et du développement durable », a ajouté Samy Sugabo. À travers cette formation, les organisateurs entendent renforcer l’engagement des jeunes et des leaders communautaires en faveur du vivre-ensemble et du développement durable dans l’espace Grande Orientale, dans l’espoir de contribuer durablement à la stabilité de la région. Grâce Birungi Partager
Une attaque des miliciens de la CRP a été signalée à Pimbo, dans le secteur des Walendu Djatsi, vers 3 heures du matin ce mardi 28 avril 2026. Selon les autorités locales, du côté de la population, jusqu’à présent, dix civils auraient perdu la vie lors de cette attaque. Des maisons ont été incendiées et un déplacement massif de la population vers des zones jugées plus ou moins sécurisées a été observé, constituant un bilan provisoire. Les autorités locales précisent également que cette attaque aurait visé le régiment des FARDC basé à Pimbo. Les mêmes sources ajoutent que la circulation sur la RN27 ainsi que les activités scolaires et socioéconomiques sont actuellement paralysées. Notons que, depuis un certain temps, la CRP est devenue particulièrement active dans le territoire de Djugu. Jusqu’à présent, la communication des sources officielles de l’armée se fait toujours attendre. Rédaction Partager
La situation humanitaire des déplacés de guerre dans la province de l’Ituri, particulièrement en ville de Bunia, demeure extrêmement préoccupante. Plus de 1 300 000 personnes déplacées vivent aujourd’hui dans des conditions difficiles à travers la province, dont près de 30 000 réparties dans les sites de Kigonze et de l’ISP Bunia, confrontées à une souffrance aiguë aggravée par la réduction significative des financements humanitaires. Cette alerte a été lancée par l’Abbé Justin Zanamuzi, directeur de la Caritas du diocèse de Bunia, à l’occasion de la visite effectuée par son Éminence le Cardinal Fridolin Ambongo au site des déplacés de Kigonze, ce lundi 27 avril 2026. Face à cette réalité, le Cardinal Fridolin Ambongo n’a pas caché son indignation devant les conditions de vie des déplacés, qu’il qualifie de profondément inacceptables. « Quand je vous vois, c’est un sentiment de révolte. Il est difficile de comprendre et d’accepter que des peuples, des hommes, des femmes et des enfants, dans leur propre pays, se retrouvent dans une situation déshumanisée comme je vois aujourd’hui. Et le plus révoltant, c’est que cette situation dure longtemps. Il y a des enfants qui sont nés dans ces conditions, dans des camps des déplacés, qui ne connaissent plus leurs villages. Devant une situation comme celle-ci, nous sommes appelés tous à notre responsabilité. », a déploré le cardinal. Il a ajouté : Tout en exprimant sa compassion, le prélat catholique a rassuré les déplacés du soutiend constant de l’Église catholique, promettant de rester à leurs côtés jusqu’à ce qu’une solution durable soit trouvée pour leur permettre de regagner leurs milieux d’origine. La province de l’Ituri compte actuellement environ 70 sites de déplacés. Les premiers camps ont été installés dès 2017, à la suite des violences perpétrées par les miliciens de la CODECO, plongeant des centaines de milliers de personnes dans une crise humanitaire qui perdure encore aujourd’hui. Alphonse Partager
L’artiste Pululu de Bunia est décédé ce lundi 27 avril 2026 à Bunia, après une longue et pénible maladie. La nouvelle a été rapportée à la Candip par des sources proches de la famille qui confirment son décès. « Nous sommes au niveau de la Clinique universitaire de l’UNIBU avec les autres membres de la famille et proches du défunt. Nous cherchons à ramener le corps à la morgue. », a confié à la Radio Candip un proche de la famille. Très connu pour son talent humoristique à Bunia et à travers la province de l’Ituri, cet artiste, ancien étudiant de l’ISTM/Bunia et élève à l’IDAP-ISP/Bunia, s’en va à la fleur de l’âge. En attendant le programme complet de son inhumation, la rédaction de www.rtccandipispbia.net présente ses sincères condoléances à la famille de l’illustre disparu ainsi qu’à ses proches. Rédaction Partager
Le Cardinal Fridolin Ambongo a confirmé Mgr Ngona Emmanuel comme évêque du diocèse de Wamba, ce dimanche 26 avril 2026. Cette annonce a été faite lors de la cérémonie de prise de possession canonique de Mgr Ngona Emmanuel à Mambasa, dans la paroisse Saint Rosaire, au cours d’une messe eucharistique organisée pour la circonstance. « À partir d’aujourd’hui, il devient effectivement l’évêque du diocèse de Wamba. Il commence ainsi à exercer sa mission en droit comme en fait. C’est lui qui engage désormais le diocèse de Wamba en tant que son pasteur propre », a souligné le prélat catholique. Évoquant la longue crise et les tensions qui ont marqué le diocèse de Wamba avant cette étape, le cardinal Fridolin Ambongo s’est montré critique, affirmant que cette page appartient désormais au passé. Pour rappel, Mgr Emmanuel Ngona avait été nommé évêque de Wamba par le pape François Ier le 17 janvier 2024. Sa prise de possession canonique, intervenue ce dimanche 26 avril 2026 à Mambasa, marque ainsi le début officiel de l’exercice de sa mission pastorale à la tête de ce diocèse après une longue crise et résistance des prêtres. Rédaction Partager