Alors qu’un rescapé a évoqué une attaque attribuée à des éléments présumés de la CODECO, l’autorité coutumière du secteur concerné rejette catégoriquement ces allégations et parle d’une confusion.
Selon le témoignage recueilli le samedi 11 avril 2026 par la Radio Candip, des déplacés fuyant les affrontements entre les FARDC et la CRP de Sumbuso, dans la chefferie des Bahema Nord en direction de certains villages dans le groupement Ng’le en Chefferie des Bahema Badjere, auraient été interceptés puis exécutés aux alentours de la rivière Mbi. Cette rivière se situe à la limite entre la chefferie des Bahema Badjere et le secteur des Walendu Djatsi. Le survivant affirme que ces civils auraient été tués à l’arme blanche, notamment à la machette, et dit avoir échappé de justesse à la mort.
En réaction, le chef du secteur des Walendu Djatsi, Gudza Kiza Justin, a fermement démenti ces accusations ce dimanche 12 avril 2026. Il affirme qu’aucun incident de ce type n’a été enregistré dans son entité et insiste sur le fait que la situation sécuritaire y est sous contrôle et calme.
« Notre secteur est calme. Même cette rivière Mbi là, il n’y a aucun incident à notre possession enregistré en charge de la CODECO. Nous savons bien qu’il y a quand même des opérations contre la rébellion CRP dans les contrées où leur présence est signalée. Je voudrais attirer l’attention de la population. Si vous êtes population, mettez-vous à l’écart de toute personne jugée être de la rébellion CRP de peur que vous soyez confondu lors de ces affrontements entre les FARDC et la CRP. », a-t-il précisé.
L’autorité locale reconnaît toutefois la poursuite des opérations militaires menées par les FARDC contre les éléments de la CRP dans plusieurs zones du territoire de Djugu où ces éléments sont signalés. Il appelle ainsi les populations civiles à la prudence, afin d’éviter toute confusion avec les groupe armé actif dans la région.
Il convient de rappeler que depuis le 7 avril 2026, des opérations d’envergure ont été lancées contre plusieurs bastions de la CRP dans le territoire de Djugu. Cette situation a entraîné un déplacement massif des populations vers des zones jugées plus sûres, notamment dans les secteurs des Walendu Djatsi et Tatsi, où elles ont été accueillies sous la supervision des autorités locales.
Rédaction
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