À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre la drépanocytose célébrée le 19 juin de chaque année, le docteur Lobho Ngaba Moïse, médecin à Samaritan Doctors, appelle les futurs parents à recourir aux examens prénuptiaux afin de réduire le risque de naissance d’enfants atteints de cette maladie héréditaire.
La drépanocytose est une maladie génétique causée par une anomalie de l’hémoglobine appelée hémoglobine S. Cette anomalie modifie la forme normale des globules rouges, qui prennent alors l’aspect d’une faucille, d’où le nom de « drépanocytes ».
Interrogé par la Radio Candip, le Dr Lobho Ngaba explique que la maladie peut se manifester dès l’âge de six mois, à l’adolescence ou même à l’âge adulte. Selon lui, elle entraîne de graves conséquences sur la santé et expose les malades à des anémies répétitives, des crises douloureuses fréquentes ainsi qu’à des infections récurrentes.
Face à cette réalité, le médecin insiste sur l’importance du dépistage avant le mariage ou avant la conception d’un enfant. Il encourage également les personnes vivant avec la drépanocytose, ainsi que les parents d’enfants drépanocytaires, à consulter des professionnels de santé qualifiés pour une prise en charge adaptée.
« Le vrai traitement reste un traitement préventif qui passe par le dépistage des futurs mariés ou des futurs parents. Si vous voulez des enfants, le préalable, c’est de faire les examens prénuptiaux. Dans les examens prénuptiaux, il y a l’électrophorèse de l’hémoglobine qui va vous montrer si vous avez l’hémoglobine A/A et la partenaire A/A ; là, vous pouvez faire des enfants comme bon vous semble. Vous n’avez pas le risque de faire des enfants SS parce que, dans le cas d’espèce, les enfants qui sont drépanocytaires sont des enfants d’hémoglobine S. Ce sont ces enfants qui vont faire des crises et seront sujets à des maladies », a conseillé le docteur Lobho Ngaba.»
Selon les données de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) publiées en 2025, près de 80 % des personnes atteintes de drépanocytose dans le monde vivent en Afrique. En République démocratique du Congo, plus d’un million de personnes seraient concernées par cette maladie.
Rédaction
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