La recrudescence des actes de tracasserie attribués à certains éléments des FARDC à Bunia et dans ses environs suscite de vives inquiétudes. Olivier Bushanga, acteur sociopolitique, a dénoncé, ce vendredi 24 juillet 2026, des pratiques qu’il qualifie d’abusives et qui, selon lui, continuent de faire souffrir la population.
À Nzere, dans l’enceinte de l’ancien bureau du groupement Bandjabulu, des militaires interpellent régulièrement des conducteurs de motos, surtout dans la soirée. Selon les dénonciations, leurs engins sont souvent confisqués et ne leur sont restitués qu’après le paiement d’une « amende » arbitraire variant entre 50 000 francs congolais et 50 dollars américains.
Des faits similaires sont également signalés sur le pont reliant les quartiers Ngoy et Bembey, où les conducteurs de motos seraient contraints de verser 1 000 francs congolais à chaque passage.
Face à cette situation qu’il juge inadmissible, Olivier Bushanga interpelle l’auditorat militaire ainsi que le gouverneur militaire de la province de l’Ituri. Il les appelle à se saisir de ce dossier dans les plus brefs délais afin de mettre un terme à ces pratiques qu’il estime contraires à la loi et préjudiciables à la population civile.
Notons qu’au sujet de tracasseries militaires qui atteignent leur paroxysme en Ituri, dans un télégramme du 22 juillet 2026, le Gouverneur Militaire a instruit les différentes autorités à y mettre fin immédiatement.
Germain Maki
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