Ce samedi 16 mai 2026, la localité de Wesa, dans le territoire de Mambasa, a été le théâtre d’une attaque attribuée aux rebelles ougandais de l’ADF. Deux personnes ont perdu la vie et plusieurs agriculteurs ont été pris en otage alors qu’ils se rendaient dans leurs champs. Wesa est une entité de la chefferie des Babila-Babombi, située à environ 4 kilomètres à l’est de Biakato, sur la route de Kotakoli. Rams Malikidogo, défenseur des droits humains au sein de l’APDF/Mambasa, a confirmé ces événements tragiques ce samedi. Il appelle les habitants des villages voisins, notamment Lalia, Vatican, Métal, Bangole et Alima, à faire preuve d’une vigilance accrue. Il exhorte également les forces de sécurité à poursuivre activement les assaillants. Ce drame s’est produit alors que le Général-Major Bruno Mandevu, commandant du secteur opérationnel de l’Ituri, tenait un meeting à Biakato-Centre, selon les informations rapportées par notre confrère Alain Kisokero. Rédaction Partager
Une jeune fille âgée d’environ 16 ans a été retrouvée morte ce vendredi 15 mai 2026 au village Banga, dans le groupement Lopa, chefferie des Bahema Baguru, territoire de Djugu. Selon plusieurs sources locales, le drame s’est produit dans la nuit du jeudi à ce vendredi, lors de la veillée mortuaire du grand-père de la victime. La victime, identifiée sous le nom de Malosi Eugénie, aurait été enlevée par des personnes inconnues avant d’être violée puis étranglée au niveau de la gorge. Son corps a ensuite été retrouvé sans vie. Face à cette situation, la société civile forces vives du groupement Lopa se dit très indignée et demande aux services de sécurité de renforcer les mesures de protection des jeunes garçons et filles qui circulent tardivement pendant la nuit. Une enquête sera ouverte afin de retrouver les auteurs de ce crime, précise la même source. Innocent Lopa Le Renard Partager
Clôturée ce jeudi 14 mai 2026 à Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri, la formation sur la protection des données sensibles des patients a réuni pendant trois jours plus de vingt prestataires de soins de santé et agents psychosociaux. Organisée par le consortium composé de Coopi, ActionAid, Help a Child, Heal Africa et Sofepadi, dans le cadre du projet Star RDC, cette session de renforcement des capacités a débuté le mardi 12 mai 2026. Elle visait à outiller les participants sur la gestion sécurisée et la confidentialité des informations sanitaires des patients. Au cours de cette formation, les participants ont été sensibilisés aux bonnes pratiques liées à la sécurisation des données médicales, aussi bien dans les structures sanitaires que lors des interventions communautaires. À l’issue des travaux, plusieurs bénéficiaires ont salué une initiative qu’ils jugent importante pour améliorer la protection des informations sanitaires et renforcer le respect de la confidentialité dans leurs milieux de travail. La cheffe de mission du consortium, Madame Elza, a encouragé les participants à mettre en pratique les connaissances acquises afin de garantir une meilleure protection des données des patients sur le terrain. La cérémonie de clôture a été marquée par la remise des certificats aux différents participants. Grâce Birungi Partager
Quatre personnes dont trois femmes déplacées du site de Rhoo et un bébé ont été tués par des assaillants de la CODECO ce jeudi 14 mai 2026 dans le groupement Uutcha, en chefferie des Bahema Nord en territoire de Djugu. L’information est livrée par le président de la société civile de la chefferie des Bahema Nord, Monsieur Charité Banza Bavi. Il précise que ces femmes ont été attaquées alors qu’elles recherchaient du bois de chauffage au village Waliba, dans le groupement Uutcha. « Les miliciens de la CODECO sont venues et ont brusqué toutes ces mamans dans leurs champs. Toutes ces mamans ont été sauvagement abattues. Ces mamans ont été carrément égorgées par ces miliciens de la CODECO. Cet enfant qui était au dos d’une de ces mamans a été égorgé.», a laissé entendre Charité Banza Bavi. Selon la même source, les assaillants seraient venus du groupement Gokpa, dans le secteur des Walendu Djatsi. La société civile de Bahema Nord appelle par ailleurs les autorités coutumières des secteurs des Walendu Djatsi et de Pitsi d’où proviennent ces miliciens à les sensibiliser afin qu’ils cessent de s’attaquer à la population civile. Il sied de noter que pour le moment, aucune source officielle n’a communiqué sur ce massacre de la CODECO en province de l’Ituri. Rédaction Partager
Le ministère de l’Emploi et Travail a annoncé, ce mercredi 13 mai 2026, le report de la célébration de la journée du 17 mai au lundi 18 mai 2026 sur toute l’étendue de la République démocratique du Congo. Dans un communiqué officiel signé par le ministre Ferdinand Massamba wa Massamba, le gouvernement rappelle que le 17 mai, consacré à la Journée de la Révolution et des Forces Armées de la RDC, figure parmi les jours fériés légaux du pays. À ce titre, cette journée demeure chômée et payée conformément à la législation congolaise. Cependant, le 17 mai 2026 coïncidant avec un dimanche, le ministère précise que le congé sera observé le lundi 18 mai 2026. Rédaction Partager
Le monde entier a commémoré ce vendredi 08 mai 2026 le 163ᵉ anniversaire de la fondation du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge par Henry Dunant. À Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri, comme dans plusieurs autres parties de la RDC, aucune activité officielle de grande envergure, telle qu’une caravane motorisée à travers les principales artères de la ville, n’a été organisée comme à l’accoutumée. Cependant, une conférence a été tenue à cette occasion par Croix-Rouge de la République démocratique du Congo en partenariat avec Comité international de la Croix-Rouge. Elle a réuni des secouristes volontaires ainsi que des autorités politico-administratives autour du thème : « Unis dans l’humanité ». Cette rencontre a permis au président provincial de la Croix-Rouge, le docteur Serge Lemi Tabay, de dresser un bilan largement positif des activités réalisées au cours de l’année écoulée. « Au fait, cette année-ci, nous avons mené plusieurs actions… Nous avons desservi la communauté de Nizi et de Bambu en eau potable […] Nous avons construit le forage d’eau auquel sont connectées douze bornes-fontaines. Nous avons aussi construit deux bureaux avec auberge à côté, servant d’activités génératrices de revenus pour aider le comité de la Croix-Rouge à avoir des ressources financières pour l’auto-fonctionnement local, à Irumu et dans la commune d’Aru. Nous avons assisté 2 003 vulnérables, déplacés internes des sites de déplacés de Kigonze et de l’ISP, en cash, y compris plusieurs autres activités de routine comme la formation en premiers secours de nouveaux volontaires secouristes, les secours, les évacuations, les gestions de dépouilles mortelles… » En marge de cette journée internationale, un match de football a été organisé le 09 mai 2026 au stade mini-olympique de l’ISP entre une équipe mixte de la Croix-Rouge et du Comité international de la Croix-Rouge, et une équipe composée des déplacés des sites de Kigonze et de l’ISP. La rencontre s’est soldée sur un score de 4 buts à 2 en faveur du Mouvement international de la Croix-Rouge. À cette occasion, le CICR a doté chacune des deux équipes des déplacés d’un jeu de vareuses et d’un ballon. Le président des déplacés du site de l’ISP, Monsieur Gérard Zawadi, a exprimé sa satisfaction : « Le Comité international de la Croix-Rouge nous a fait une remise symbolique des vareuses et des ballons de très bonne qualité. Nous en sommes très reconnaissants. Cependant, il nous manque des bottines de jeu. Même si nous avons perdu le match, nous souhaitons jouer encore prochainement contre cette équipe. » Enfin, le président provincial de la Croix-Rouge, docteur Serge Lemi Tabay, a rappelé aux volontaires secouristes de rester attachés à leur Croix-Rouge, « qui est l’unique », conformément au principe de l’unité. Il les a également appelés au calme face à l’interdiction temporaire du port de la tenue de la Croix-Rouge, expliquant que celle-ci avait, à un moment donné, fait l’objet d’abus de la part de certains porteurs illégaux d’armes, dans un contexte marqué par l’insécurité. Alphonse Likana Partager
Un opérateur économique a été fusillé dans la soirée du vendredi 08 mai 2026 à Lwemba, dans la chefferie de Babila Babombi, territoire de Mambasa, en province de l’Ituri. Selon le coordonnateur de la Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC) de Mambasa, le drame s’est produit dans un carré minier dénommé Kalala Aselme. La victime, acheteur d’or de son état, rentrait lorsqu’elle s’est retrouvée face à trois hommes armés. Peresi Mamboro indique que ces hommes armés ont ouvert le feu à bout portant sur l’opérateur économique avant de prendre la fuite. La même source précise que la victime a reçu deux balles, dont l’une à la tête et l’autre à l’avant-bras droit. L’opérateur économique est décédé sur le champ, a ajouté notre interlocuteur. Innocent Lopa Le Renard Partager
Dans un rapport publié le 07 mai 2026 à Bunia sur les attaques armées et les massacres de civils dans la chefferie des Mambisa, en territoire de Djugu, la Communauté Mambisa dénonce le massacre de plus de 70 civils attribué à la milice CODECO le 28 avril dernier. Selon ce document, les violences ont éclaté après une attaque menée vers 3 heures du matin par des éléments de la CRP contre une position des FARDC basée à Ndjé, dans le groupement Mayalibo, chefferie des Mambisa.Quelques heures plus tard, vers 10 heures, des combattants de la CODECO auraient lancé des attaques contre des civils dans plusieurs villages et localités de la chefferie des Mambisa, notamment à Tsuba, Lilo 1, Liju et Zanyo. Le bilan provisoire fait état de plus de 70 morts, ainsi que de maisons incendiées, de pillages et d’importants dégâts matériels. La Communauté Mambisa dénonce également ce qu’elle qualifie de « manipulation » autour du lieu exact des événements. Dans son rapport, elle affirme que l’attaque contre les FARDC s’est déroulée à Ndjé, dans le groupement Mayalibo en chefferie des Mambisa, et non à Pimbo, situé dans le secteur des Walendu Djatsi. « Contrairement à certains messages officiels et non officiels qui tentent de déformer les faits, la réalité est claire. Selon les sources locales, aux environs de 3h du matin, des éléments de la CRP ont attaqué des militaires des FARDC, forces loyalistes basées sur la colline Ndjé, dans la localité Tsuba, groupement Mayalibo, chefferie des Mambisa », précise le rapport. La communauté regrette par ailleurs ce qu’elle considère comme une récupération politique visant à délocaliser le lieu du drame. « Au lieu d’indiquer clairement que ces massacres ont eu lieu dans les localités susmentionnées, certains se livrent à des récupérations politiques en évoquant Pimbo et B’assa, et les morts Mambisa ne sont pas comptabilisés comme d’habitude », déplore le document. Dans ses conclusions, la Communauté Mambisa condamne à la fois l’attaque de la CRP, qu’elle accuse d’avoir exposé les civils à l’irruption meurtrière de la CODECO, ainsi que les actes de cette milice, notamment les massacres, les pillages, les incendies de maisons et d’autres violences contre les populations civiles. Elle appelle enfin la justice à poursuivre et sanctionner les auteurs de ces crimes. Rédaction Partager
L’Association culturelle Ente, regroupant la communauté Hema, a accusé la milice CODECO d’avoir massacré 86 civils dans la chefferie des Bahema Badjere, en territoire de Djugu, selon un bilan encore provisoire. Dans une communication faite devant la presse ce vendredi 08 mai 2026 à Bunia, cette structure affirme que ces violences sont survenues après l’attaque d’une position des FARDC sur la colline Ndje, dans le groupement Mayalibo, chefferie des Mambisa dans la nuit du 28 avril 2026. Ente condamne l’attaque menée contre les Forces armées de la République Démocratique du Congo par les éléments de la CRP et dénonce, par ailleurs, une stratégie attribuée à la CODECO consistant à s’en prendre aux civils sous couvert de représailles contre ce groupe armé. « Par la même occasion, nous avons suivi la déclaration du génocidaire Basa Zukpa Gerson prétendant avoir neutralisé avec sa troupe de la CODECO des éléments de la CRP venus de B’assa pour attaquer les FARDC à Pimbo ; pourtant, à B’assa, ce sont les corps des civils innocents, en majorité des femmes, des enfants et des vieillards, qui gisent encore au sol », regrette le communiqué de Ente. L’association demande à la CRP de cesser les attaques contre les FARDC, à la CODECO de mettre fin aux tueries des civils Hema, aux FARDC d’assurer la protection de toutes les communautés sans amalgame avec les groupes armés, et à la communauté Hema de rester vigilante tout en faisant confiance au gouvernement congolais ainsi qu’aux forces de défense et de sécurité. Rédaction Partager
Une personne a trouvé la mort et quatre autres ont été blessées lors d’un éboulement de terre survenu ce mercredi 06 mai 2026 au village Ngajo, dans le groupement Lopa, chefferie des Bahema Baguru, en territoire de Djugu. Selon des témoignages recueillis ce jeudi 07 mai 2026, le drame s’est produit aux environs de 11 heures locales sur le site minier communément appelé CMERI. Les cinq creuseurs d’or se seraient retrouvés étouffés après l’effondrement de terre dans un puits d’or abandonné par d’anciens exploitants de la région. Ce puits présentait déjà un danger pour la population locale. D’après notre source, les pluies répétitives enregistrées dans la zone seraient à l’origine de cet éboulement de terre. La même source appelle les exploitants artisanaux œuvrant sur ce site minier à remblayer les puits abandonnés, devenus un danger permanent pour les habitants. Les quatre blessés ont été immédiatement conduits à l’hôpital de Nizi, dans la chefferie de Mambisa, pour des soins appropriés, a ajouté notre interlocuteur. Innocent Lopa Le Renard Partager