Le gouverneur militaire de l’Ituri, le Général-Major Kasongo Mulumba Batoka Gaby, a reçu ce mercredi 10 juin 2026 à Kinshasa plusieurs élus, des membres de la communauté iturienne vivant dans la capitale ainsi que diverses personnalités politiques originaires de la province. Cette rencontre intervient quelques jours après son audience avec le Président de la République et son entretien avec le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires coutumières. Selon des sources sur place, les échanges ont porté sur les principales attentes de la population iturienne, notamment le rétablissement de la paix et de la sécurité, le retour des personnes déplacées ainsi que le renforcement de l’autorité de l’État dans les différentes entités de la province. Les participants ont également exprimé leur souhait de voir la nouvelle administration provinciale accélérer les efforts visant à restaurer la stabilité et à favoriser le développement de l’Ituri, confrontée depuis plusieurs années à l’insécurité causée par les groupes armés. Selon les mêmes sources, le gouverneur militaire Kasongo Mulumba Batoka Gaby serait attendu à Bunia le dimanche 14 juin 2026 pour la prise officielle de ses fonctions à la tête de la province de l’Ituri sous état de siège. Rédaction Partager
Après avoir été reçu par le Président de la République, Félix Tshisekedi, le lundi 8 juin 2026, le nouveau gouverneur militaire de l’Ituri sous état de siège, Kasongo Mulumba Batoka Gaby, a été reçu ce mardi 9 juin 2026 par le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Jacquemain Shabani. Selon des sources concordantes, les échanges ont principalement porté sur les priorités assignées au nouveau chef de l’exécutif provincial, notamment sa contribution au rétablissement rapide de la paix, de la sécurité et de l’autorité de l’État sur toute l’étendue de la province de l’Ituri. La veille, lors de son audience avec le Président Félix Tshisekedi, ce dernier lui avait fixé comme priorités le renforcement de la sécurité, le retour des personnes déplacées dans leurs milieux d’origine ainsi que la facilitation du travail des équipes engagées dans la riposte contre la maladie à virus Ebola. Alors que les consultations se poursuivent à Kinshasa autour de sa prise de fonctions, le nouveau numéro un de l’Ituri demeure toujours attendu à Bunia, où la population suit avec attention les premiers pas de son mandat dans un contexte marqué par les défis sécuritaires et sanitaires. Rédaction Partager
Une nouvelle page s’ouvre pour la province de l’Ituri. Par une ordonnance présidentielle signée le 04 juin et rendue publique le 5 juin 2026, le Président de la République, Félix Tshisekedi, a procédé au remplacement du gouverneur militaire de l’Ituri, le lieutenant-général Johnny Luboya Nkashama, par le Général-major Kasongo Mulumba Batoka Gaby. Cette décision met fin à près de cinq années de gestion de la province par Johnny Luboya, nommé en mai 2021 lors de l’instauration de l’état de siège en Ituri et au Nord-Kivu. Durant son mandat, il a dirigé la province dans un contexte marqué par l’insécurité persistante, les attaques des groupes armés, les déplacements massifs de populations et plusieurs crises humanitaires. À Bunia, les premières réactions sur cette nomination se font encore attendre. Rédaction Partager
Le gouvernement de la République démocratique du Congo a annoncé la réouverture immédiate de l’aéroport de Bunia, dans la province de l’Ituri, après une évaluation favorable de la situation épidémiologique liée à la maladie à virus Ebola. La décision a été rendue publique à travers un communiqué officiel du ministère des Transports, Voies de Communication et Désenclavement, signé le lundi 1er juin 2026 à Kinshasa. Selon le document, cette mesure intervient à la suite des évaluations sanitaires menées par les autorités compétentes, notamment le ministère de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale. Ces évaluations ont conclu que les conditions étaient désormais réunies pour permettre une reprise progressive et sécurisée des activités aériennes dans la ville de Bunia. « Les autorités ont estimé que les conditions sont désormais réunies pour permettre une reprise progressive et sécurisée des activités aériennes », indique le communiqué. Toutefois, le gouvernement maintient plusieurs mesures sanitaires destinées à prévenir tout risque de résurgence de l’épidémie. Ainsi, le contrôle systématique de la température corporelle de tous les passagers sera effectué avant l’embarquement et à l’arrivée. Les voyageurs devront également se laver les mains avec de l’eau et du savon ou utiliser des solutions hydroalcooliques mises à leur disposition. Par ailleurs, toute personne présentant de la fièvre ne sera pas autorisée à embarquer et sera immédiatement orientée vers les agents du Programme national d’hygiène aux frontières (PNHF) pour une évaluation et une prise en charge conformément aux protocoles sanitaires en vigueur. Le ministère des Transports appelle les compagnies aériennes, les gestionnaires des infrastructures aéroportuaires et portuaires, les membres du personnel navigant ainsi que les voyageurs à respecter strictement ces mesures afin de garantir la sécurité sanitaire de tous. Notons que l’aéroport national de Bunia a été fermée le 23 mai 2026. Rédaction Partager
Un taximan d’environ 21 ans a été tué par de présumés militaires FARDC ce lundi 25 mai 2026 dans la région de Mabanga, en chefferie des Mambisa, territoire de Djugu. Selon des sources locales, la victime était originaire de la chefferie des Bahema-Nord. Le drame serait survenu après que des militaires ont exigé qu’il les transporte, comme le font habituellement les conducteurs de motos-taxis dans la région. Arrivés au niveau du centre de santé de Passion, les hommes armés lui auraient tiré à bout portant avant de partir avec sa moto. Des acteurs sociaux de Mabanga réclament l’ouverture d’une enquête afin que les auteurs soient identifiés et sanctionnés, tout en exigeant la restitution de la moto de la victime à sa famille. « Ils ont exigé que le taximan puisse les transporter comme tous les taximen le font. Et en arrivant vers le groupement Kpandinga, vers le centre de santé de Passion, on lui a tiré à bout portant. Et ils sont partis avec sa moto. Nous voulons que les autorités fassent une enquête et que sa moto soit restituée, car les militaires doivent protéger la population et ses biens », a indiqué un acteur social à Mabanga. Le même jour, d’autres hommes identifiés comme des militaires FARDC ont également été accusés d’avoir détruit, en plein défrichage, des produits champêtres appartenant à des déplacés de guerre non loin du site des déplacés de la plaine Savo. Selon le vice-président de ce site, les faits se sont produits vers 6h30. Il dénonce des actes qu’il qualifie de graves et appelle les autorités à renforcer la protection des déplacés ainsi que de leurs biens. « Tous ces produits champêtres ont été défrichés par des présumés éléments de FARDC en pleine journée. Où sommes-nous maintenant ? Car la force loyaliste est une force qui devait nous protéger. Nous voulons juste alerter l’opinion nationale et internationale, car le site est en danger », a regretté Monsieur Kpaki Mbukana Emeri, vice-président du site des déplacés de la plaine Savo. Contactée à ce sujet par la Radio Candip, l’armée en Ituri, promet de réagir après vérification des faits à ces accusations portées contre des éléments présumés des FARDC dans le territoire de Djugu. Rédaction Partager
Face à la menace persistante de la maladie à virus Ebola en Ituri, la Communauté Mambisa a lancé ce mardi 26 mai 2026 un vibrant message de sensibilisation appelant la population à renforcer immédiatement les mesures barrières afin d’éviter une nouvelle propagation de l’épidémie. Dans un communiqué officiel signé à Bunia par le président de la Communauté Mambisa, Monsieur Londjiringa Dino Jean-Paul, cette structure communautaire insiste sur la responsabilité collective dans la lutte contre Ebola, qualifiée de « menace réelle » pour les familles, les villages, les marchés, les écoles et les églises de l’Ituri. « Ebola n’est pas une rumeur. Ebola n’est pas une honte. Ebola est une maladie grave, mais elle peut être stoppée si chacun respecte les mesures barrières », martèle la Communauté Mambisa dans ce message destiné à être diffusé en swahili, Baddha, en Alur et en français sur les radios locales. Le communiqué appelle notamment la population à éviter les poignées de main, tout contact avec les liquides biologiques des personnes malades, ainsi que le partage d’ustensiles avec des personnes suspectes. Il recommande également le lavage régulier des mains, le respect de la distanciation physique et l’alerte rapide des services de santé en cas de symptômes suspects. La Communauté Mambisa met particulièrement en garde contre la dissimulation des cas suspects, estimant que chaque retard dans le signalement peut mettre plusieurs vies en danger. « Ne jouons pas avec Ebola. Ne retardons pas l’alerte. Ne cachons pas les signes. Agissons maintenant », insiste le message. À travers cette campagne, la communauté veut renforcer la vigilance populaire dans un contexte sanitaire préoccupant en Ituri, où les autorités sanitaires et plusieurs organisations poursuivent les efforts de riposte contre l’épidémie. Le message se clôt par un appel fort à l’unité et à la discipline collective : « Ebola est grave. Ebola peut tuer. Mais Ebola peut être stoppé. Protégeons-nous. Protégeons nos familles. Stoppons Ebola maintenant ! » Notons que face à la gravité de la situation de cette maladie qui fait rage en Ituri, le gouvernement provincial interdit les les regroupements de plus de 50 personnes, les veillées mortuaires et autres. Le gouvernement de Kinshasa quant à lui, a interdit tous les vols à destination et en provenance de Bunia. Rédaction Partager
Dans un communiqué officiel signé ce samedi 23 mai 2026, le ministère des Transports, Voies de communication et Désenclavement a renforcé les mesures de prévention face à la propagation de la maladie à virus Ebola en République démocratique du Congo. Selon ce document, tous les vols à destination et en provenance de Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri, sont suspendus jusqu’à nouvel ordre. « Aucun aéronef n’est autorisé à atterrir ni à décoller de l’aéroport de Bunia jusqu’à nouvel ordre. Tous les vols commerciaux, privés et spéciaux à destination ou en provenance de Bunia sont suspendus. », peut-on lire dans le communiqué officiel. Toutefois, le ministère précise que certains vols pourraient être autorisés de manière exceptionnelle, notamment ceux à caractère humanitaire, sanitaire ou d’urgence, sous réserve d’une approbation préalable des autorités compétentes. « Les vols humanitaires, sanitaires ou d’urgence ne pourront être autorisés qu’après approbation spéciale des autorités aéronautiques et sanitaires. », indique ledit communiqué. Cette décision intervient au lendemain d’autres mesures déjà prises par l’administration militaire de l’Ituri dans le cadre de la riposte contre Ebola, notamment la suspension des veillées mortuaires ainsi que des rassemblements de plus de 50 personnes. Rédaction Partager
Face à la déclaration récente de la 17ᵉ épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo, la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en RDC, MONUSCO, a activé un important dispositif logistique afin d’appuyer la riposte sanitaire en province de l’Ituri. Près de 30 tonnes d’équipements essentiels ont déjà été acheminées vers Bunia, a confirmé Jean-Tobie Okala, chef de la section des communications stratégiques et de l’information publique de la MONUSCO en Ituri. Dès le 16 mai 2026, date de la confirmation de l’épidémie, la MONUSCO a mis sa flotte aérienne à contribution. Un véritable pont aérien a ainsi été établi afin de transporter du matériel d’urgence et de renforcer les capacités des autorités congolaises ainsi que des agences des Nations unies engagées dans la lutte contre la maladie. Le 17 mai, environ cinq tonnes de matériel médical d’urgence sont arrivées à Bunia en provenance de Nairobi grâce à l’appui de Organisation mondiale de la Santé. Cette cargaison comprenait notamment des équipements de protection individuelle (EPI), des fournitures de laboratoire, des médicaments ainsi que des tentes. Dans le même cadre logistique, quatre véhicules et deux motos ont été transportés depuis Goma et Entebbe vers Bunia afin de soutenir les opérations de riposte sur le terrain. Le 20 mai, 11 tonnes supplémentaires de matériel de riposte sont arrivées à bord des vols de la MONUSCO en provenance de Kinshasa et Nairobi. En seulement quatre jours, près de 30 tonnes d’équipements ont ainsi été acheminées vers Bunia, illustrant une mobilisation logistique d’envergure face à cette urgence sanitaire. Au-delà du transport du matériel, les Casques bleus de la MONUSCO participent également aux activités de sensibilisation des populations. Le 18 mai, à Tchabi, des actions de prévention ont été menées auprès de dizaines d’habitants sur les mesures d’hygiène personnelle et les risques liés à la consommation de viande de brousse. Le 19 mai, une campagne similaire a été organisée à Fataki en faveur des personnes déplacées ainsi que des communautés locales. Les équipes ont insisté sur le lavage régulier des mains, l’utilisation des équipements de protection individuelle et la reconnaissance précoce des symptômes de la maladie. Ces initiatives visent à renforcer la préparation communautaire, réduire la panique au sein de la population et protéger les civils, conformément au mandat de la MONUSCO. À ce jour, 457 cas ont été recensés en Ituri, notamment à Bunia, Rwampara, Mungbwalu et Nyakunde. Les autorités sanitaires font état de 33 décès récents, dont quatre cas confirmés positifs. Depuis le début de l’épidémie, le nombre cumulé de décès s’élève désormais à 131. Les autorités sanitaires rappellent qu’aucun traitement spécifique ni vaccin n’est actuellement disponible pour cette souche du virus. Elles insistent sur le strict respect des mesures de prévention, notamment le lavage régulier des mains avec des solutions désinfectantes, l’évitement des contacts physiques rapprochés, l’abstention de consommation de viande de brousse, la limitation des rassemblements, le signalement rapide de tout cas suspect aux structures sanitaires et l’évitement de tout contact avec les fluides corporels des personnes potentiellement infectées. Rédaction Partager
Dans une démarche visant à instaurer une paix et une stabilité durables dans son entité, Monsieur Pilo Mulindro Willy, Chef de la chefferie des Bahema-Nord, a effectué une mission officielle le lundi 11 mai 2026 sur le littoral du lac Albert, dans le groupement Losandrema. Accompagné des services de sécurité, l’autorité coutumière s’est rendue dans les camps de pêche de Joo et Café où il a exhorté les populations retournées à collaborer étroitement avec les FARDC afin de préserver la sécurité et dénoncer tout individu suspect. Le Chef a insisté sur la nécessité pour chaque citoyen de se munir de ses pièces d’identité ou d’une attestation de perte, tout en rappelant l’achat obligatoire de l’Impôt Minimum Personnel (IMP), fixé à cinq mille francs congolais dans toute la juridiction. Profitant de cette visite, Monsieur Pilo Mulindro Willy a également encouragé les habitants à convaincre leurs frères vivant en Ouganda de regagner leurs villages afin de participer à la reconstruction des localités. Par ailleurs, une importante quantité d’outils aratoires, notamment des machettes et des houes, a été remise aux populations de Joo et Café pour faciliter les travaux communautaires de nettoyage. L’autorité coutumière a promis de revenir prochainement pour l’ouverture des marchés dans les deux camps de pêche. Le Chef de chefferie a aussi appelé la population à promouvoir la paix, la cohabitation pacifique et à bannir toute forme de tribalisme ou de manipulation politique susceptible de déstabiliser la région. Cette visite intervient après la reprise de cette zone littorale par les FARDC, autrefois occupée par les rebelles de la CRP. Elle s’inscrit dans la vision du Président de la République, , visant le retour d’une paix durable en Ituri, sous la coordination du gouverneur militaire . Germain Maki Partager