Une femme, veuve et mère de deux enfants, a été tuée par la foudre dans l’après-midi de ce mercredi 11 mars 2026 au village Katirogo, dans le groupement Batale, en chefferie de Baboa-Bokoe. Selon les informations confirmées par le chef du groupement Batale, Monsieur Jacques Rengabo Sedzabo dit Mbulamadjogu, la victime se trouvait dans son champ lorsqu’une forte pluie accompagnée d’éclairs s’est abattue dans la région. C’est après la pluie que son corps sans vie a été retrouvé. L’autorité coutumière, qui s’est confiée à la Radio Candip, a exprimé sa profonde tristesse face à ce drame et s’inquiète du sort des deux enfants laissés par la défunte. « Aujourd’hui, ces enfants orphelins sont restés sans père ni mère. À qui dirons-nous que cette foudre appartient ? Elle était seule au champ et on a trouvé seulement son corps sans vie après la pluie. Je n’ai rien à dire là-dessus, car la foudre est un phénomène naturel qu’on ne voit pas. », a-t-il témoigné à la Radio Candip. Il convient de rappeler que des cas de décès causés par la foudre sont régulièrement signalés dans certaines régions de la province de l’Ituri, particulièrement pendant les périodes de fortes pluies. Alphonse Likana Partager
Les assaillants de la CODECO, en provenance de Petro dans le secteur des Walendu Pitsi, ont attaqué tôt le matin de ce mercredi 11 mars 2026, vers 6 heures, le village Dhendro situé dans la chefferie des Bahema Nord. Selon le président de la société civile du groupement Dhendro, Monsieur Dhetsina Njdaba Germain, qui a livré cette information à la Radio Candip, le bilan provisoire de cette attaque fait état de plus de 25 civils tués, avec d’autres corps non encore retrouvés, ainsi que plusieurs bêtes pillées. Il précise que ces attaques ont été perpétrées dans les village Dhendro sur la population originaire des villages Dhendro et Sumbuso, dans la chefferie de Bahema Nord, ainsi que les villages Djaiba et Ng’lé, dans la chefferie de Bahema Badjere. La même source indique que plusieurs civils ont été exécutés à la machette tandis que d’autres ont été fusillés. Le président de la société civile du groupement Dhendro dit regretter ce carnage alors que cette population avait trouvé refuge dans cette région. «Cette attaque fait un bilan provisoire de plus de 25 civils tués, y compris des enfants, et plusieurs bêtes pillées. La recherche d’autres corps continue encore. Ces civils se sont retrouvés sous les coups de fusil et d’autres ont été exécutés à la machette en croyant que c’est là qu’ils pouvaient bien vivre. », a-t-il laissé entendre à la Radio Candip. Pour le moment, l’armée n’a encore rien communiqué sur cette attaque de la CODECO dans cette partie de Djugu. Il convient de rappeler que depuis près de huit mois, la CODECO avait cessé ses attaques contre la population civile dans le territoire de Djugu. Cette nouvelle incursion marque ainsi une reprise des violences visant les civils dans cette partie de la province de l’Ituri alors que la CODECO est dans le processus de paix. Rédaction Partager
Le pont Teturi 2 reliant la province de l’Ituri à celle voisine du Nord-Kivu, situé à près de 40 kilomètres de Mambasa centre sur le tronçon Biakato, est dans un état de délabrement très avancé. L’alerte a été faite ce mardi 10 mars 2026 par le coordonnateur de la Convention pour le Développement du Peuple Forestier (CODEPEF/Ituri), Maître Laurent Keya, défenseur des droits de l’homme. S’exprimant devant la presse, il indique que le pont Teturi 2 constitue un véritable danger pour les usagers de cet axe routier. « En fait, c’est une question qui est d’actualité à ce jour : l’état du pont reliant Mambasa sur l’axe Biakato-Beni est en état de délabrement avancé », a-t-il déclaré. Cependant, ce défenseur des droits de l’homme appelle à la conscience de tous les usagers de cette route face aux risques encourus. Il demande également aux autorités compétentes de réagir rapidement avant qu’un drame ne survienne. « Nous alertons les autorités afin que le pire n’arrive pas, comme ce qui était arrivé la fois passée », dénonce-t-il. Cet acteur de la société civile invite en outre les autorités compétentes, ainsi que tous ceux qui contribuent au paiement des impôts, à s’impliquer pour qu’une réhabilitation de cet ouvrage intervienne dans un délai le plus court possible, afin de sécuriser les usagers de ce tronçon routier très fréquenté. Innocent Lopa le Renard Partager
La situation sécuritaire demeure préoccupante dans la région de Bule, en territoire de Djugu, depuis le dimanche 08 mars 2026. Selon plusieurs sources concordantes dans la zone, au moins deux garçons bergers et une maman ont été tués, 15 vaches ainsi que plusieurs chèvres et moutons pillés, tandis que des habitations ont été incendiées. Des tirs et bombardements auraient également semé la panique parmi les populations civiles, notamment dans le site des déplacés de la Plaine Savo. Si l’on revient sur la chronologie des faits rapportés par ces sources locales, les premiers incidents remontent au dimanche 08 mars 2026. Deux garçons qui gardaient des bêtes ont été abattus par des présumés militaires des FARDC au village Lenge. Après cet épisode, 15 vaches ainsi que plusieurs chèvres et moutons ont été pillés dans le village Lenge, situé à plus ou moins dix kilomètres à l’est de Bule Centre. Ces bêtes ont été conduites en direction de la colline Rhoo, dans le groupement Ng’lé. Le même jour, 11 personnes déplacées qui revenaient de leurs champs ont été arrêtées avec leurs vivres puis conduites également vers la colline Rhoo. Le lundi 09 mars 2026, les mêmes sources indiquent qu’une maman a été tuée puis brûlée au village Dess. Toujours au cours de cette journée, une fille de 13 ans a été touchée par balle au niveau du site de la Plaine Savo. Des incendies de maisons ont également été signalés dans la zone de Lodinga. Par ailleurs, des bombes auraient été larguées sur le site des déplacés de la Plaine Savo et à Bule Centre, provoquant une panique généralisée parmi les déplacés.Ce mardi 10 mars 2026, la situation a été décrite comme relativement calme dans la région. Toutefois, un incident a été signalé : une fille de 16 ans a été touchée par balle alors qu’elle était allée puiser de l’eau. Elle a été conduite dans une structure sanitaire pour des soins, la balle étant restée logée dans sa jambe. Aussi, faut-il souligner que plusieurs voix s’élèvent dans la région pour dénoncer le non-accès des habitants de Bule et ses environs à leurs champs et le fait que cette population vit depuis un certain temps sans aide humanitaire avec plusieurs conséquences y relatives déjà enregistrées. Face à ces accusations relayées par certaines sources locales, l’armée rejette toute responsabilité et parle des oeuvres de manipulateurs. Elle appelle la population de Bule à la collaboration. « Toutes ces accusations, c’est l’œuvre des manipulateurs qui cherchent à maintenir les déplacés dans cette condition pour se soustraire de l’œuvre de la paix et de la stabilité. Nous demandons à la population de Bule, nous sommes là pour cette population, de bannir la peur et de continuer à collaborer, de ne pas se faire manipuler », a souligné le porte-parole des FARDC en Ituri, le lieutenant Jules Ngongo. Il convient de rappeler que depuis décembre 2025, la situation sécuritaire reste tendue dans la région de Bule et ses environs, en raison des affrontements récurrents entre les militaires des FARDC et les miliciens de la CRP de Thomas Lubanga dans les environs de Bule. Rédaction Partager
Un homme d’environ une quarantaine d’années a été retrouvé sans vie dans la matinée de ce vendredi 06 mars 2026 sur l’avenue Mont Ngaliema, au Quartier Bigo, dans la commune Shari, en ville de Bunia, province de l’Ituri. Selon le Chef du quartier Bigo, monsieur Tikamanyire Bataga Samuel, les circonstances exactes de ce décès ne sont pas encore élucidées. D’après lui, aucune trace de blessure n’a été observée sur le corps de la victime. « Nous étions alertés par le chef de l’avenue Mont Ngaliema et puis il nous a dit qu’il a vu un corps sans vie d’un jeune homme d’environ quarante ans, et puis nous avons vite dépêché l’OPJ de la place sur le lieu. », a souligné le chef du Quartier. Profitant de cette occasion, le chef du Quartier Bigo appelle la population à collaborer avec les autorités en dénonçant tout cas suspect ou toute personne inconnue circulant dans les avenues du quartier. « Le message, c’est qu’il suffit tout simplement de dénoncer de tels cas, de dénoncer la personne que vous voyez défiler, circuler dans vos avenues. », a-t-il ajouté. D’autres sources présentes sur place indiquent toutefois que cet homme pourrait être décédé après avoir consommé une quantité importante de boisson fortement alcoolisée, une information qui reste encore à vérifier par les services compétents. Innocent Lopa le Renard Partager
Madame Kizay Liripa Chantal, maîtresse à l’École Primaire de l’ISP/Bunia, a été inhumée ce jeudi 05 mars 2026 à Kasegwa, dans l’après-midi, sous une vive émotion. Les derniers hommages lui ont été rendus dans la Salle Polyvalente de l’Institut Supérieur Pédagogique de Bunia, en présence de sa famille biologique, professionnelle et religieuse, de ses élèves, ainsi que de nombreux amis et connaissances venus lui dire un ultime adieu. Décédée à l’âge de 49 ans, Madame Kizay Liripa Chantal laisse derrière elle, selon le témoignage du représentant de sa famille, quatre enfants et trois petits-fils. Maîtresse dévouée, elle se distinguait par de nombreuses qualités dans l’exercice de sa profession. Parmi les intervenants ayant évoqué les souvenirs partagés avec elle, le Secrétaire Général Académique de l’ISP/Bunia, le Chef de Travaux Lokuni Nembe Thierry, a salué la mémoire d’une éducatrice exceptionnelle, dotée d’un talent particulier pour accompagner les tout-petits dans leurs premiers pas scolaires. « Maîtresse Kizay, tu possédais ce don rare de transformer l’appréhension de ces petits élèves en une aventure merveilleuse. Tu ne meurs pas tout à fait, car tu vis à travers chaque livre ouvert par ceux que tu as guidés. », a-t-il mentionné. Pour ses élèves, elle restera l’image d’une maîtresse courageuse, animée par l’amour de ses apprenants et de son travail. Madame Kizay Liripa Chantal s’est éteinte après 23 années de loyaux services rendus à l’État congolais au sein de l’ISP/Bunia, laissant le souvenir d’une éducatrice engagée qui aura marqué plusieurs générations d’élèves. Rédaction Partager
Un homme âgé d’une vingtaine d’années a perdu la vie et trois autres personnes ont été grièvement blessées à la suite d’un accident de circulation survenu dans la soirée de ce dimanche 1er mars 2026, à proximité du terrain de l’Institut Ujio wa Heri, au Quartier Kasegwa, dans la commune Shari, en ville de Bunia. Selon des sources rencontrées sur place, un triporteur et une moto sont entrés en collision. Les mêmes sources indiquent que les occupants du triporteur auraient été pourchassés par des militaires patrouilleurs de l’unité Tigre depuis le rond-point du Grand Séminaire interdiocésain Saint Cyprien de Bunia, situé également dans le quartier Kasegwa. Cette course-poursuite serait à la base de cet accident mortel. D’autres personnes interrogées sur place affirment qu’il ne s’agirait pas d’un cas isolé. Elles dénoncent ce qu’elles qualifient d’exactions répétées commises par ces militaires patrouilleurs de l’unité Tigre contre la paisible population du Quartier. Jusqu’à présent, aucune autorité compétente ne s’est encore prononcée officiellement sur cet incident, et moins encore les sources militaires. Rédaction Partager
La Radio Candip a célébré ses 49 ans d’existence ce dimanche 1er mars 2026. À cette occasion, des milliers d’auditeurs ont réagi pour raviver les beaux souvenirs et saluer la réputation de cette station ancrée dans le vécu quotidien de la population. Nous avons retenu pour vous trois réactions qui mettent en lumière la spécificité et l’originalité de cette radio. Un auditeur souligne la place et l’ancienneté de cette radio en Ituri. Selon son témoignage, elle est la première à avoir été installée dans la province. « La première radio installée dans la province de l’Ituri, encore district. En 2027, elle totalisera un demi-siècle ! Il est souhaitable que les autorités de l’ISP capitalisent l’événement. », souligne cet auditeur. Un autre auditeur met en avant la particularité de cette radio à travers ses compositions originales. « Qui était d’abord le compositeur de ces célèbres mélodies d’annonce diffusées par la Radio Candip ? De belles mélodies très particulières ; contrairement aux autres radios qui sélectionnent, pour les annonces, des séquences musicales dont les compositeurs sont bien identifiés. » Le troisième auditeur, quant à lui, insiste sur la rigueur qui caractérise le traitement de l’information. Il salue la véracité et la fiabilité des contenus diffusés. « Cette radio est la seule qui nous diffuse les vraies informations ici en province de l’Ituri. Nous tenons à présenter nos gratitudes à cette radio qui, aujourd’hui, fait la différence entre toutes les radios de la province de l’Ituri. Joyeux anniversaire à la Radio CANDIP ISP Bunia. », a-t-il mentionné. Au-delà de ces réactions, plusieurs autres témoignages soulignent la place de choix qu’occupe cette radio, considérée comme la première radio communautaire en RDC et une référence incontournable en Ituri. Depuis le 1er mars 1977, la Radio Candip n’a jamais fléchi, malgré les circonstances et les défis des différentes époques, poursuivant avec constance sa mission d’information et de proximité au service de la communauté. Rédaction Partager
Ram’s Malikidogo, secrétaire de la CRDH/Mambasa, a officiellement présenté sa lettre de démission le mercredi 25 février 2026 au coordinateur territorial de cette organisation de défense des droits humains basée dans le territoire de Mambasa. Dans sa correspondance, il précise que sa décision est motivée par des raisons personnelles, mettant ainsi un terme à une collaboration de huit années au sein de la structure, où il a exercé les fonctions de secrétaire. Durant cette période, Ram’s Malikidogo a contribué aux activités de promotion et de protection des droits humains menées par l’organisation dans la région. Pour justifier sa démarche, l’intéressé s’est appuyé sur l’article 38 de la Constitution, qui garantit la liberté individuelle, notamment le droit de choisir et d’exercer librement ses activités. Jusqu’à présent, aucune communication officielle n’a été faite par la coordination territoriale de la CRDH/Mambasa concernant son éventuel remplacement. Grâce Birungi Partager
Neuf maisons sont parties en fumée dans l’avant-midi de ce mercredi 25 février 2026 dans le Groupement Ruvinga, en Chefferie de Mokambo dans le territoire de Mahagi. Le drame a également coûté la vie à trois enfants calcinés, selon un bilan provisoire dressé par la société civile locale. À l’origine, un conflit opposant des communautés du Groupement de Ruvinga. D’après les informations confirmées par la Société Civile locale, quatre maisons ont été incendiées au village de Kanga et cinq autres à Bugo, avec des pertes en vies humaines enregistrées. « Neuf maisons sont parties en fumée, dont quatre à Kanga et cinq à Bugo, et dans ces maisons il y a l’enregistrement de trois enfants calcinés. Il y a aussi un élève de deuxième année de l’école primaire Mbingi qui a été aussi calciné. », a dit le Président de Société Civile de la région. La chefferie de Mokambo fait face à ce type de défis sécuritaires depuis plusieurs mois, dans un contexte marqué par des tensions récurrentes entre communautés locales. Innocent Lopa Le Renard Partager