La situation épidémiologique de la maladie à virus Ebola en République démocratique du Congo continue d’évoluer, avec 3 442 cas confirmés, 1 521 décès et 615 personnes guéries rapportés au 28 juillet 2026 par le ministère de la Santé publique. Selon le point de situation sanitaire, une nouvelle zone de santé a été touchée au cours des dernières 24 heures, portant à 49 le nombre total de zones de santé affectées dans les cinq provinces concernées par l’épidémie. Par ailleurs, 18 nouvelles guérisons ont été enregistrées en une journée, portant à 615 le nombre total de patients déclarés guéris depuis le début de l’épidémie. Le ministère indique également que 797 patients restent en isolement ou en hospitalisation, tandis que le taux de létalité s’établit à 44,2 %. La surveillance épidémiologique se poursuit avec un niveau de suivi des contacts estimé à 78,3 %, dans le cadre des efforts visant à limiter la propagation du virus et à identifier rapidement les nouvelles chaînes de transmission. Ibona Mesaki Bienvenu Partager
L’acteur socio-politique Olivier Bushanga a salué la décision du Gouverneur militaire de l’Ituri, le Général-Major Kasongo Mulumba, interdisant sur toute l’étendue de la province les tracasseries militaires sous toutes leurs formes. Dans une lettre ouverte adressée à l’autorité provinciale, il exprime sa vive satisfaction face à cette mesure qu’il qualifie de tournant important pour la protection des populations. Pour M. Olivier Bushanga, cette décision « salvatrice » constitue une véritable bouffée d’oxygène pour une population qui, durant de trop longues années, a souffert des abus commis aux nombreuses barrières routières, tant à l’intérieur de la province que dans les zones urbaines. Selon lui, cette mesure est un pas décisif pour restaurer la confiance mutuelle entre les administrés et les forces de sécurité. Tout en saluant cette avancée, Olivier Bushanga ne se limite pas aux remerciements. Dans sa lettre rendue publique ce lundi 27 juillet 2026, il formule plusieurs propositions concrètes visant à garantir l’application effective de cette décision sur le terrain. L’acteur socio-politique recommande notamment la mise en place d’un numéro vert, ou d’un numéro public, accessible 24 heures sur 24. Ce dispositif, qui pourrait être géré par le cabinet du Gouverneur, permettrait à la population de dénoncer en temps réel les cas de tracasseries militaires. Selon lui, ce numéro ne devrait pas être une simple ligne de plainte, mais un véritable mécanisme de suivi permettant de s’assurer que les directives de l’autorité provinciale sont effectivement respectées par les troupes. Par ces propositions, Olivier Bushanga appelle à transformer cette volonté politique en une réalité palpable, au service du rétablissement de l’autorité de l’État et de la quiétude des citoyens. Germain Maki Partager
La recrudescence des actes de tracasserie attribués à certains éléments des FARDC à Bunia et dans ses environs suscite de vives inquiétudes. Olivier Bushanga, acteur sociopolitique, a dénoncé, ce vendredi 24 juillet 2026, des pratiques qu’il qualifie d’abusives et qui, selon lui, continuent de faire souffrir la population. À Nzere, dans l’enceinte de l’ancien bureau du groupement Bandjabulu, des militaires interpellent régulièrement des conducteurs de motos, surtout dans la soirée. Selon les dénonciations, leurs engins sont souvent confisqués et ne leur sont restitués qu’après le paiement d’une « amende » arbitraire variant entre 50 000 francs congolais et 50 dollars américains. Des faits similaires sont également signalés sur le pont reliant les quartiers Ngoy et Bembey, où les conducteurs de motos seraient contraints de verser 1 000 francs congolais à chaque passage. Face à cette situation qu’il juge inadmissible, Olivier Bushanga interpelle l’auditorat militaire ainsi que le gouverneur militaire de la province de l’Ituri. Il les appelle à se saisir de ce dossier dans les plus brefs délais afin de mettre un terme à ces pratiques qu’il estime contraires à la loi et préjudiciables à la population civile. Notons qu’au sujet de tracasseries militaires qui atteignent leur paroxysme en Ituri, dans un télégramme du 22 juillet 2026, le Gouverneur Militaire a instruit les différentes autorités à y mettre fin immédiatement. Germain Maki Partager
La situation épidémiologique devient de plus en plus préoccupante dans certaines localités du territoire de Djugu, en province de l’Ituri. Face à la propagation rapide de la maladie à virus Ebola et au non-respect des mesures sanitaires par une partie de la population, les autorités coutumières annoncent l’instauration imminente d’un état d’urgence sanitaire local. L’aire de santé de L’Héritage, située à Lindji, dans le groupement de Limani et ses environs, est aujourd’hui au cœur d’un véritable drame humanitaire. À ce jour, plus de deux cents personnes victimes du virus Ebola y ont déjà été inhumées. Cette forte mortalité a gravement fragilisé le système de santé local : neuf des douze postes de santé de la zone ont été contraints de fermer leurs portes, débordés et désertés face à l’ampleur de la contagion. Selon les autorités locales, le refus d’appliquer les mesures barrières édictées par les autorités sanitaires demeure le principal facteur de la propagation incontrôlée de la maladie au sein de la communauté. Ce mardi 14 juillet 2026, Gudza Kiza Justin, chef du secteur des Walendu Djatsi, et son homologue des Walendu Pitsi, Kpari Tchumo Dieudonné, sont montés au créneau pour alerter la population sur la gravité de la situation. Pointant du doigt le non-respect des consignes sanitaires, Gudza Kiza Justin a solennellement appelé ses administrés à cesser immédiatement tout contact avec les corps sans vie et à accorder leur entière confiance aux équipes sanitaires. Il exige également un renforcement et un maintien permanent des équipes de riposte sur le terrain afin de stopper la chaîne de transmission. De son côté, Kpari Tchumo Dieudonné, chef du secteur des Walendu Pitsi, n’a pas caché son indignation. Il juge inacceptable qu’une population déjà meurtrie par des décennies de conflits armés soit aujourd’hui décimée par une maladie évitable, uniquement par refus de respecter les consignes d’hygiène. Déterminés à inverser la courbe de l’épidémie, les deux chefs de secteur ont annoncé conjointement leur intention de décréter un état d’urgence sanitaire local. Cette mesure exceptionnelle devrait permettre d’imposer des restrictions strictes et d’assurer une application rigoureuse des protocoles sanitaires afin de briser la chaîne de transmission et de sauver des vies. Germain Maki Partager
Le 11 juillet 2026 marque le cinquième anniversaire de la disparition du cardinal Laurent Monsengwo Pasinya, l’une des figures les plus marquantes de l’Église catholique et de la vie socio-politique en République démocratique du Congo. Né le 7 octobre 1939 à Mongobele, dans l’ancienne province de Bandundu, au Congo belge (actuelle République démocratique du Congo), Laurent Monsengwo Pasinya s’est illustré par un parcours exceptionnel au service de l’Église et de la nation. Il fut notamment archevêque de Kisangani, puis archevêque de Kinshasa, avant d’être créé cardinal en 2010. Le cardinal Laurent Monsengwo Pasinya est décédé le 11 juillet 2021 en France, à l’âge de 81 ans. Figure morale incontournable en RDC, il s’est distingué par son engagement politique. Ce pasteur catholique a joué un rôle clé dans la médiation lors de la Conférence nationale souveraine dans les années 1990 et dans les accords de la Saint-Sylvestre en 2016. Sa liberté de parole lui a également valu une place particulière dans l’histoire du pays. Souvent qualifié de « voix des sans-voix », il n’a jamais hésité à critiquer fermement les différents régimes en place afin de défendre la démocratie et les droits humains. Son parcours intellectuel et religieux demeure tout aussi remarquable. Éminent docteur en Écritures saintes, il a également été membre du prestigieux Conseil des cardinaux (C9), créé par le pape François. Innocent Lopa Le Renard Partager
À peine investi à la tête de l’Ituri, le gouverneur militaire, le Général-Major Kasongo Mulumba, est attendu sur plusieurs dossiers jugés prioritaires par la population. Parmi eux figurent le rétablissement durable de la sécurité et la suppression des barrières routières militaires illégales qui continuent de peser sur le quotidien des habitants. C’est l’appel lancé ce mardi 16 juin 2026 par l’honorable Victorien Lobo, conseiller communal élu de la commune de Shari, dans la ville de Bunia. Selon cet élu local, le nouveau chef de l’exécutif provincial doit œuvrer à la concrétisation des objectifs ayant motivé l’instauration de l’état de siège. Pour lui, malgré une relative accalmie observée dans certaines zones, la menace sécuritaire demeure réelle. « Tant que les groupes armés conserveront leurs armes, la situation pourra dégénérer à tout moment », avertit-il. Dressant un bilan critique des cinq années écoulées sous l’état de siège, il estime que les efforts ont davantage été orientés vers la sensibilisation que vers le désarmement effectif des groupes armés. « Aucun groupe armé n’a été neutralisé en cinq ans d’état de siège ; au contraire, leur nombre n’a fait qu’augmenter. L’accalmie actuelle n’est que passagère », prévient-il. Au-delà de la question sécuritaire, l’honorable Victorien Lobo appelle également le nouveau gouverneur à mettre fin au phénomène des barrières routières militaires illégales, qu’il accuse d’alimenter un système de rançonnement des civils par certains éléments des FARDC. L’élu cite notamment plusieurs postes érigés dans la commune de Shari, entre les quartiers Bembey et Ngoy, au sous-quartier Uba près de la rivière Ngezi, ainsi qu’aux différentes entrées et sorties de la ville de Bunia. Selon lui, ces barrières affectent lourdement les activités économiques en imposant des paiements illégaux aux usagers des routes, aux commerçantes et aux transporteurs. À titre d’exemple, il affirme que les véhicules en partance pour la commune rurale de Mungwalu, dans la zone minière, sont contraints de verser jusqu’à 100 000 francs congolais à différents postes de contrôle. Sur l’axe Bunia-Mahagi, les transporteurs débourseraient au moins 80 000 francs congolais en taxes illégales. Face à ce qu’il qualifie d’asphyxie économique dans une province déjà éprouvée par des années de conflit, Victorien Lobo invite le nouveau gouverneur à agir rapidement afin de restaurer l’autorité de l’État, garantir la libre circulation des personnes et des biens, et redonner à la population la sécurité et la quiétude auxquelles elle aspire. Germain Maki Partager
Une résurgence de la maladie à virus Ebola inquiète dans le territoire de Djugu. Le chef du secteur des Walendu-Djatsi, Justin Gudza Kiza, a confirmé la validation de 5 cas d’Ebola par le médecin chef de la zone de santé de Bambu le week-end dernier. Selon Gudza Kiza Justin, cette flambée épidémique serait directement liée aux déplacements de populations provenant de la zone de santé de Mungwalu. Ces personnes se seraient installées dans la zone de Bambu et dans les groupements voisins, favorisant ainsi la propagation du virus. Face à cette situation, le chef du secteur lance un appel urgent à la mobilisation générale. Il exhorte la population à observer avec la plus grande rigueur les mesures préventives recommandées par les autorités sanitaires. L’objectif est de contenir rapidement la propagation de la maladie et de protéger les communautés. Germain Maki Partager
Des avancées significatives ont été enregistrées dans le processus de résolution du conflit foncier opposant le village de Gumbú à ceux de Kpadda et Ngadjole, dans le groupement Fataki, en territoire de Djugu. C’est ce qu’a annoncé Sa Majesté Justin Gudza Kiza, chef du secteur de Walendu-Djatsi, à l’issue d’une réunion de concertation tenue à Pimbo, chef-lieu du secteur. Cette rencontre a réuni les différentes parties prenantes au conflit sous la conduite de Sa Majesté Justin Gudza Kiza et de son homologue du secteur de Walendu-Pitsi, Sa Majesté Dieudonné Kpari. Les deux autorités coutumières ont échangé avec les communautés concernées et lancé un appel pressant à la promotion du vivre-ensemble et de la coexistence pacifique. À l’issue des discussions, plusieurs recommandations ont été formulées à l’endroit des leaders communautaires. Ceux-ci sont notamment invités à produire, dans un délai de deux semaines, une analyse approfondie de la situation afin de contribuer à l’élaboration d’une solution durable au différend. Rédaction Partager
Face à la menace persistante du virus Ebola, le chef du groupement Tsatsaku, Mandro Gokpa Joseph, dans la chefferie des Bahema-Baguru, territoire de Djugu, a lancé un appel fort à la mobilisation collective afin de freiner la propagation de cette maladie mortelle. Lors d’un entretien accordé ce jeudi 28 mai 2026 à rtccandipispbia.net, l’autorité coutumière a rappelé à sa population la gravité de la maladie à virus Ebola et l’importance du strict respect des mesures préventives. Le chef Mandro Gokpa Joseph a particulièrement insisté sur l’application rigoureuse des gestes barrières dans tous les lieux publics relevant de sa juridiction, notamment les écoles, les églises ainsi que les espaces commerciaux. Ces recommandations concernent aussi bien les commerçants que leurs clients. Dans le même élan, il a chargé les chefs de localité de poursuivre activement les campagnes de sensibilisation auprès des habitants afin de favoriser l’adoption des bonnes pratiques sanitaires nécessaires pour endiguer la propagation du virus. Par ailleurs, le chef du groupement Tsatsaku a annoncé la distribution prochaine de kits d’hygiène, notamment des lavabos et du savon liquide, dans plusieurs lieux stratégiques tels que les écoles, les églises et les marchés. À travers cette mobilisation, l’autorité coutumière entend renforcer la vigilance communautaire et encourager l’implication de tous dans la lutte contre cette épidémie qui continue d’inquiéter la population de Djugu. Germain Maki Partager
Face à la situation sanitaire alarmante qui secoue la commune rurale de Mungbwalu ainsi que plusieurs autres entités de la province de l’Ituri, la sénatrice élue du territoire de Djugu, Noella Batchebandey, exprime sa profonde compassion à toutes les familles endeuillées par les nombreuses pertes en vies humaines enregistrées ces dernières semaines. Dans une déclaration adressée à la presse ce lundi 18 mai 2026, dont rtccandipisp.net détient une copie, l’élue nationale a rendu hommage à la mémoire des victimes tout en présentant ses sincères condoléances aux familles touchées par cette tragédie. Elle a également exprimé son soutien aux personnes malades ainsi qu’aux équipes soignantes qui, au péril de leur vie, poursuivent sans relâche la prise en charge des patients. Selon la sénatrice, la multiplication des cas, l’évolution rapide de la maladie ainsi que l’atteinte du personnel de santé suscitent une vive inquiétude et nécessitent une réponse immédiate, coordonnée et proportionnelle à la gravité de la situation. C’est dans ce contexte qu’elle lance un appel solennel aux autorités sanitaires compétentes, tant au niveau provincial que national, ainsi qu’aux partenaires techniques et humanitaires, afin qu’une mobilisation d’urgence soit engagée pour faire face à cette crise. Elle plaide notamment pour le déploiement d’équipes spécialisées d’investigation épidémiologique sur le terrain, le renforcement des capacités de prise en charge des structures sanitaires locales, la protection efficace du personnel médical à travers la dotation en équipements adaptés, ainsi que l’intensification des campagnes de sensibilisation des populations afin de prévenir toute propagation de la maladie. La sénatrice Noella Batchebandey invite par ailleurs la population à demeurer vigilante, à respecter scrupuleusement les mesures d’hygiène et à faire confiance aux équipes médicales engagées dans la riposte sanitaire. « C’est ensemble que nous pourrons endiguer cette menace. » En conclusion, l’élue du peuple a réaffirmé son engagement aux côtés de la population en cette période difficile. « En ces moments difficiles, je tiens à réaffirmer mon engagement total aux côtés de ma population. Aucune vie ne doit être perdue faute d’une réaction rapide et adéquate. » Avant de conclure :« Solidarité et courage à toutes et à tous. » Germain Maki Partager