Un mini-tournoi de football dédié à la promotion de la paix et de la cohésion sociale se prépare dans l’aire de santé de Betokomba, située dans la chefferie des Baboa-Bokoe, non loin de la ville de Bunia, en territoire d’Irumu. Cette initiative sportive et communautaire réunira plusieurs villages de la zone, notamment Bembey, Tokodo, Mbala et Katirogo, auxquels s’ajoutent également Telega et Miala. Prévu pour une durée maximale d’un mois, ce tournoi devrait débuter le 14 mars 2026 et mobiliser plus de huit équipes issues des différentes localités concernées. Deux terrains de football ont déjà été retenus pour accueillir les différentes rencontres, qui se veulent avant tout un cadre de rapprochement et de dialogue entre les communautés. Dans cette perspective, une réunion préparatoire s’est tenue ce samedi 7 mars 2026 au village Tokodo. Elle a réuni les chefs locaux ainsi que les représentants des équipes qui prendront part à la compétition, afin de discuter des modalités d’organisation et d’assurer le bon déroulement de l’activité. À travers cette initiative, les organisateurs entendent renforcer la confiance entre les communautés, encourager la solidarité et développer la résilience communautaire. L’activité vise également à prévenir les violences, promouvoir la résolution pacifique des conflits et consolider la culture de la paix dans cette partie du territoire d’Irumu. Le tournoi est organisé par le Centre Résolution Conflit (CRC) avec l’appui financier de l’organisation (WHH), a confirmé le coordonnateur de cette structure, Jean-Claude Bamuhiga. Partager
La communauté Bira du groupement Lengabo, en chefferie des Baboa-Bokoe, s’oppose catégoriquement à l’inhumation du père biologique d’un opérateur économique de la ville de Bunia au village Djuti, un espace qu’elle considère lui appartenir. Dans une déclaration faite ce vendredi 6 mars 2026 à Bunia devant la presse, le représentant des 11 clans du groupement Lengabo, Faustin Ulanyani Cweki, affirme avoir été informé de cette situation alors que le village Djuti demeure au centre d’un conflit de limites entre le groupement Lengabo et le groupement Babiasi du secteur des Bahema-Sud. Face à cette situation, il appelle à une intervention urgente des autorités du territoire d’Irumu ou de la province de l’Ituri afin d’éviter une escalade de tensions. Il prévient que si l’inhumation devait se faire par la force, sa communauté pourrait se sentir contrainte de se prendre en charge. Il convient de rappeler que le conflit de limites entre ces deux entités coutumières reste non résolu malgré plusieurs tentatives d’intervention des autorités. Pendant ce temps, l’inhumation du défunt serait prévue pour ce samedi 7 mars, selon des sources locales. Dans ce contexte sensible, l’implication rapide des autorités compétentes apparaît nécessaire afin de prévenir tout débordement. À suivre. Germain Maki Partager
Neuf maisons sont parties en fumée dans l’avant-midi de ce mercredi 25 février 2026 dans le Groupement Ruvinga, en Chefferie de Mokambo dans le territoire de Mahagi. Le drame a également coûté la vie à trois enfants calcinés, selon un bilan provisoire dressé par la société civile locale. À l’origine, un conflit opposant des communautés du Groupement de Ruvinga. D’après les informations confirmées par la Société Civile locale, quatre maisons ont été incendiées au village de Kanga et cinq autres à Bugo, avec des pertes en vies humaines enregistrées. « Neuf maisons sont parties en fumée, dont quatre à Kanga et cinq à Bugo, et dans ces maisons il y a l’enregistrement de trois enfants calcinés. Il y a aussi un élève de deuxième année de l’école primaire Mbingi qui a été aussi calciné. », a dit le Président de Société Civile de la région. La chefferie de Mokambo fait face à ce type de défis sécuritaires depuis plusieurs mois, dans un contexte marqué par des tensions récurrentes entre communautés locales. Innocent Lopa Le Renard Partager
L’équipe des vétérans appelée « La Colline Inspirée » de Mudzi-Pela, dans la Commune de Shari, en ville de Bunia, a rendu une visite caritative ce dimanche 22 février 2026 aux enfants orphelins de l’Orphelinat Saint Kizito de Mudzi-Pela. Pour le président de cette équipe, Djombu Dz’rodjo Faustin, cette visite a été nécessaire au regard de la proximité entre leur terrain d’entraînement et cet orphelinat. « Parfois, nos ballons traversent jusqu’à la clôture de l’orphelinat et ces ballons sont restitués en bonne et due forme par ces enfants. C’est pourquoi nous nous sommes sentis redevables envers ces derniers », a-t-il souligné. Grâce à la contribution de ses membres, l’équipe a remis à ces enfants orphelins des vivres et des non-vivres, notamment des sacs de riz, des bidons d’huile, des barres de savon, 4 800 grammes de Nido (lait), 5 kilogrammes de sucre, etc. Ce dernier promet d’ailleurs de revenir dans un bref délai avec une autre assistance, car les besoins sont multiples. Pendant ce temps, Djombu Dz’rodjo Faustin déconseille aux parents de jeter ou d’abandonner leurs bébés, rappelant que cela constitue une infraction. Il convient de noter que les vétérans de La Colline Inspirée sont l’une des équipes les plus organisées de la synergie des vétérans. Par ailleurs, l’Orphelinat Saint Kizito de Mudzi-Pela fonctionne sous la gestion des Sœurs de l’Instruction Chrétienne. Cet orphelinat compte à ce jour 120 enfants, dont 64 sont hébergés au sein même de l’édifice et 56 réinsérés dans des familles d’accueil. Pendant ce temps, less besoins en vivres et en non-vivres demeurent toujours d’actualité. Germain Maki Partager
Le gouvernement provincial de l’état de siège en Ituri est appelé à dialoguer avec la rébellion de la Convention pour la Révolution Populaire (CRP), au même titre que les autres milices. Selon l’honorable Floribert Byharuhanga, cette démarche permettrait la reprise des activités scolaires, économiques et sociales dans la région de Bule. Le député provincial élu du territoire de Djugu a lancé cet appel ce lundi 16 février 2026 à la presse. Cette interpellation fait suite aux souffrances que subit la population innocente, surtout dans la région de Bule où les affrontements sont devenus très fréquents entre les deux belligérants (CRP et FARDC). L’élu du peuple se dit très préoccupé par les violations graves des droits de l’homme signalées dans certains coins du territoire de Djugu. Il cite notamment les régions de Mabanga, Berunda ainsi que Bule, où l’on constate des cas de viols, des assassinats, des intimidations qui ne disent pas leur nom, des arrestations extrajudiciaires, des pillages des biens des populations ainsi que la récente profanation de la paroisse catholique de Bule. Selon lui, tous ceux qui devraient dénoncer ces bavures, entre autres la société civile locale, les chefs coutumiers et les leaders communautaires, sont réduits au silence par des intimidations. « … parce qu’une fois vous osez dénoncer, critiquer ou donner des informations fiables du terrain, automatiquement on vous assimile aux groupes armés. C’est le même traitement que nous subissons nous aussi, quelques députés qui dénonçons, nous sommes assimilés aussi aux groupes armés. Qu’à cela ne tienne, nous ne pouvons pas garder un long silence qui peut être considéré comme coupable face à ce que subit la population locale », a-t-il souligné. Face à cette situation, l’Honorable Floribert Byharuhanga formule plusieurs recommandations : aux différentes organisations locales, nationales et internationales des droits de l’homme de descendre dans les régions précitées afin d’enquêter sur les différentes infractions commises par les belligérants ; aux belligérants de déposer les armes afin d’ouvrir un couloir humanitaire à la population autour de laquelle le ton est en train de se resserrer. Cela permettra que les écoles, les églises, les marchés ainsi que les structures sanitaires rouvrent leurs portes et que la population ait accès à ses champs ; au gouvernement congolais d’organiser un dialogue avec la rébellion de la CRP pour un cessez-le-feu qui profitera à la population civile, car la guerre a des effets collatéraux. « Si l’on a négocié avec la milice CODECO, d’ailleurs la plus meurtrière de l’Ituri, le FPIC « chini ya kilima », MAPI, autodéfense Zaïre et autres, pourquoi pas négocier avec la CRP pour une résolution pacifique des conflits ? », se demande ce député provincial. Enfin, il souhaite que l’armée loyaliste se rapproche davantage de la population locale, estimant que si elle continue à assimiler toute la population aux groupes armés, la relation civilo-militaire risque de demeurer durablement fragilisée. Il appelle par ailleurs la population à faire confiance aux FARDC, qu’il présente comme la seule armée républicaine. Rédaction Partager
La Chancellerie de la Curie diocésaine de Bunia met en garde l’opinion publique contre des actes d’arnaque impliquant l’usurpation de l’identité de l’Évêque du diocèse, Mgr Dieudonné Uringi. Dans un communiqué officiel signé le 9 février 2026 par l’Abbé Jean de la Croix NURU et dont une copie est parvenue à la Radio Candip, les autorités ecclésiastiques dénoncent des pratiques frauduleuses susceptibles de porter gravement atteinte à l’image du Diocèse de Bunia et à celle de son Pasteur. Selon la Chancellerie, plusieurs structures et instances ont alerté le diocèse sur des faits inquiétants. Des personnes non clairement identifiées utilisent le nom de l’Évêque de Bunia pour solliciter des aides financières auprès de structures ecclésiastiques, notamment des diocèses et divers organismes, prétendument en faveur de prêtres ou de catéchistes. D’autres démarches frauduleuses consistent à recommander de jeunes filles auprès de congrégations religieuses en Europe ou en Amérique latine au nom de l’Évêque. Les auteurs de ces manœuvres utilisent notamment les adresses électroniques suivantes : diocese.bunia@gmail.com et evequebunia@gmail.com. La Chancellerie précise sans équivoque que ces adresses ne sont pas celles du diocèse et qu’elles ne doivent en aucun cas être considérées comme officielles. Face à cette situation, le Diocèse de Bunia condamne fermement ces actes qualifiés d’arnaque par usurpation d’identité. Il appelle tous ses partenaires, les institutions ecclésiastiques ainsi que les personnes de bonne volonté à faire preuve de la plus grande vigilance. En cas de doute sur l’authenticité d’une correspondance ou d’une sollicitation, il est recommandé de prendre contact avec le Secrétariat de la CENCO ou avec la Nonciature Apostolique en République Démocratique du Congo pour toute vérification. Par cette mise au point, la Chancellerie entend prévenir toute tentative d’escroquerie et protéger tant les fidèles que les partenaires du diocèse contre des pratiques malveillantes qui nuisent à la crédibilité de l’Église locale. Rédaction Partager
Le secteur des Walendu Djatsi, situé en territoire de Djugu, a déjà enregistré plus de dix cas de décès liés à des carrières minières abandonnées, laissées ouvertes par des coopératives et certains exploitants d’or. Les victimes sont majoritairement issues des communautés locales, des populations vulnérables qui tentent de survivre dans un contexte socio-économique difficile. Cette situation préoccupante a été dénoncée ce lundi 9 février 2026 par Gudza Kiza Justin, chef du secteur des Walendu Djatsi. L’autorité sectorielle s’alarme de la persistance de ces trous béants qui constituent un danger permanent pour la population. Il plaide pour le remblayage urgent de ces carrières abandonnées, estimant que ces espaces pourraient, à l’avenir, être réaffectés à d’autres usages utiles à la communauté. Gudza Kiza Justin se dit également étonné de constater que, malgré le paiement des taxes liées au remblayage par certaines coopératives auprès des services compétents, ces carrières d’or demeurent toujours ouvertes. Face à cette contradiction, il interpelle les entreprises semi-industrielles, les coopératives minières ainsi que l’État, les appelant à assumer pleinement leurs responsabilités afin que ces chantiers soient remblayés dans les plus brefs délais, dans le but de préserver des vies humaines. Par ailleurs, le chef du secteur déplore le retard accusé dans l’exécution des cahiers de charges par certaines coopératives au profit des populations locales. Il invite ces dernières à collaborer étroitement avec les services habilités et à harmoniser la mise en œuvre de leurs engagements sociaux avec le bureau provincial du Fonds National de Promotion Sociale (FNPS), afin de garantir la transparence et l’impact réel de leurs actions en faveur des communautés locales. Germain Maki Partager
La sortie officielle de l’association Chemin d’Autonomisation Socio-Économique (CASE) a eu lieu ce dimanche 7 février 2026 en ville de Bunia. Cette structure locale regroupe une centaine de membres animés par une vision commune axée sur l’entraide et l’autonomisation socio-économique. Selon son coordinateur, Didier Mundjabo, l’association CASE est née le 1er janvier 2025, dans un contexte marqué par des difficultés économiques persistantes et un taux de chômage élevé touchant particulièrement la jeunesse de Bunia et de l’ensemble de la province de l’Ituri. « Nous avons constaté que, parfois, nous gaspillons beaucoup d’argent pour des futilités, entre autres la boisson. Nous avons pensé à nous réunir, afin de contribuer ne fût-ce qu’un dollar américain par semaine et de le mettre ensemble pour prendre notre avenir en main », a-t-il souligné. L’objectif principal poursuivi par CASE est l’autonomisation de la jeunesse, exposée à de multiples dangers liés au chômage, notamment le banditisme, la délinquance juvénile, l’adhésion aux groupes armés et d’autres formes de vulnérabilité sociale. Dans cette optique, la coordination de l’association projette la mise en place, à court et moyen termes, d’activités génératrices de revenus susceptibles d’améliorer les conditions de vie de chaque membre. À plus long terme, CASE ambitionne de concevoir un projet de grande envergure, à savoir la création d’une Petite et Moyenne Entreprise (PME), destinée à assurer l’auto-prise en charge de la jeunesse, grâce à la mutualisation des moyens et à la force du collectif. Par ailleurs, les avantages liés à l’adhésion à cette structure sont clairement définis dans les statuts de l’association, a précisé le coordinateur lors d’une interview exclusive accordée à rtccandipispbia.net le samedi 7 février 2026. Il a également indiqué que chaque membre aura droit aux dividendes issus des activités génératrices de revenus qui seront mises en place. « Sur le plan social, il y a des assistances. Vous pouvez perdre un membre de famille proche, on vous assiste, tout ça c’est repris dans le texte. Il y a des événements malheureux tout comme heureux : le mariage, on assiste, la perte d’un membre, on assiste aussi. », a-t-il ajouté. Profitant de cette cérémonie officielle, Didier Mundjabo a rendu un vibrant hommage à trois membres très actifs de l’association CASE, décédés dans des circonstances difficiles au cours de l’année civile 2025. Il a salué leur engagement et souligné que les services rendus par ces derniers au sein de la structure resteront à jamais gravés dans la mémoire collective de l’association. Germain Maki Partager
La ville de Bunia va bientôt bénéficier d’un projet d’électrification publique d’environ trois kilomètres de routes urbaines. L’initiative, portée par la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) Ituri avec le soutien du gouvernement provincial, est estimée à 88 mille dollars. Le projet couvrira des axes stratégiques de la ville, du Rond-point du marché central jusqu’à la station-carburant Bamunoba et le pont Kirikou, offrant ainsi plus de visibilité et de sécurité aux habitants sur l’un des trajets les plus fréquentés de Bunia. Lors de l’annonce vendredi dernier, Lonema Christophe Mukwa, président provincial de la FEC, a déclaré : « L’objectif de ce projet est de renforcer la sécurité dans notre ville et de lutter efficacement contre la criminalité. Nous appelons également tous les citoyens à s’acquitter de leurs obligations fiscales, car la mobilisation des recettes locales est indispensable pour le développement de l’Ituri. », a-t-il souligné. Le projet s’inscrit dans une série d’initiatives visant à améliorer les infrastructures urbaines et à réduire la criminalité dans la ville. Grace Birungi Partager
Les habitants de Pimbo, chef-lieu du secteur des Walendu Djatsi en territoire de Djugu, ainsi que ceux se rendant vers Djugu centre, font face à de sérieuses difficultés de communication téléphonique et d’accès à Internet, en raison d’une faible couverture des réseaux. C’est ce que constate ce samedi 7 février 2026, Baraka Kpane Archange, notable et fils du milieu. Selon lui, les populations sont contraintes de parcourir de longues distances, jusqu’à Fataki, situé à une vingtaine de kilomètres, pour télécharger ou envoyer leurs données. « Parfois, les gigabits expirent avant même d’être utilisés », déplore-t-il, soulignant le manque à gagner et les complications que cela engendre dans une zone déjà peu sécurisée. Malgré la présence d’une antenne Vodacom à moins de dix kilomètres de Pimbo, les habitants ne bénéficient toujours pas d’une connexion de qualité. Face à cette situation, Baraka Kpane appelle les opérateurs de télécommunications, notamment Vodacom, Airtel et autres, à intervenir rapidement pour résoudre ce problème. Jusqu’à présent, les réactions de ces entreprises se font toujours attendre. Germain Maki Partager